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Elections législatives 2024 : pouvoir d’achat, sécurité, immigration… Jordan Bardella dévoile le programme du RN

Le président du Rassemblement national a présenté ce lundi 24 juin le programme de son parti. Jordan Bardella a ainsi avancé que le calendrier du RN à Matignon en cas de victoire. Celui-ci comporterait deux volets : «celui de la gestion des urgences» et «celui du traitement des réformes»

Un programme en deux temps. Jordan Bardella a présenté ce lundi 24 juin les grandes mesures que souhaite mettre en place le Rassemblement national, si le parti sort vainqueur des élections législatives le 7 juillet prochain.

L'urgence du pouvoir d'achat

La première grande urgence à laquelle le Rassemblement national souhaite s'atteler, s'il fait son entrée à Matignon, est celle du pouvoir d'achat. Ainsi, Jordan Bardella a annoncé qu'il allait «par l’intermédiaire d’un projet de loi de finance rectificatif, baisser la TVA sur les énergies (le carburant, le fuel, le gaz et l’électricité)». 

En effet, le président du RN a rappelé que la France se trouvait «dans la fourchette haute des taxations» et qu'un réalignement avec la moyenne européenne était «à la fois essentiel pour le pouvoir d’achat des ménages et pour la compétitivité des entreprises.»

Jordan Bardella entend par ailleurs «négocier rapidement une dérogation aux règles européennes de fixation des prix de l’énergie», pour permettre que les prix de l'électricité en France soient alignés sur son coût de production réelle.

«Il ne s’agit pas de remettre en cause le marché européen, puisque les interconnexions des réseaux électriques demeureront et la France répondra toujours aux besoins de ses partenaires européens», a tempéré le député européen. 

L'urgence de la sécurité du territoire 

«L’urgence, c’est aussi le rétablissement de l’ordre républicain et le retour de la sécurité partout et pour tous les Français», a martelé Jordan Bardella, qui regrette que «notre pays bascule dans un ensauvagement qui fragilise nos droits et nos libertés.»

Pour remettre la «sécurité au cœur de l'action publique», le RN souhaite la mise en place des peines minimales et des peines planchers qui permettront de casser la récidive mais aussi la suspension des allocations familiales aux parents de mineurs récidivistes.

«Puis dans un second temps nous mettrons fin à l’excuse de minorité. Peine d’incarcération courte d’application immédiate par la généralisation de centres éducatifs fermés dédiés aux mineurs», a-t-il ajouté. 

L'urgence de l'immigration 

«La troisième grande urgence, c’est la maîtrise de l’immigration et la protection des frontières. C’est une nécessité régalienne et un impératif démocratique. Voilà 30 ans que les Français ne sont pas écoutés sur ce sujet», a déclaré le président du Rassemblement national. 

Ainsi, parmi les mesures proposées, la fin du droit du sol mais aussi la levée des «obstacles à l’expulsion des délinquants et criminel étrangers pour permettre leur éloignement systémique du territoire de la République française». 

Jordan Bardella plaide également en faveur du rétablissement du délit de séjour irrégulier mais aussi des dispositions censurées sur la forme par le Conseil constitutionnel lors de la loi immigration et notamment le rehaussement des ressources exigées pour le regroupement familial.

Le redressement de l'école 

Parmi les grandes réformes abordées par Jordan Bardella ce lundi 24 juin, celle du «redressement de l'école». Ainsi, le Rassemblement national entend faire renouer la France «avec son statut de grande nation du savoir et de l’excellence».

Le camp de Marine Le Pen souhaite la mise en place d'un collège modulaire «qui valorise tout autant les filières générales que les filières professionnelles» et remettre dès le primaire «le savoir au centre de tout».

Autre grand chantier pour l'éducation, «un big bang de l’autorité», avec l'interdiction de l'utilisation du téléphone portable au sein des établissements scolaires, le vouvoiement obligatoire des enseignants et la poursuite de l'expérimentation du port de l'uniforme. 

L'école doit être «un asile inviolable» a-t-il estimé, ajoutant que des «sanctions plancher pour les conseils de disciplines et des centres spécialisés pour les élèves perturbateurs ou harceleurs seront créés».

Évoquant son allié Éric Ciotti, Jordan Bardella a annoncé vouloir renouer avec le principe de la loi de 2010 qu'il avait porté et qui avait été abrogée par François Hollande.  

Cette dernière prévoit la suspension des allocations familiales et des bourses scolaires en cas de perturbations graves et répétées.

Une réforme de la politique familiale 

Jordan Bardella a par ailleurs évoqué une réforme de la politique familiale française. Ainsi, une part fiscale pleine sera notamment accordée pour le second enfant. 

De plus, «en accord avec Eric Ciotti nous entendons supprimer les impôts sur les héritages directs pour les familles modestes et de classe moyenne. Nous créerons une exonération pour les donations des parents à leurs enfants, des grands-parents à leurs petits-enfants jusqu’à 100.000 euros tous les 10 ans contre 15 aujourd’hui», a-t-il indiqué. 

Des postes stratégiques interdits aux binationaux

«Les postes les plus stratégiques de l'État seront réservés aux citoyens français et aux nationaux français», a déclaré Jordan Bardella, confirmant les propos du député RN sortant Sébastien Chenu. 

«Pour une raison très simple, c'est qu'il y a des postes stratégiques liés aux secteurs de la sécurité ou de la défense qui sont des secteurs par définition stratégiques et les réserver aux citoyens français», a-t-il justifié, précisant qu'il s'agissait également d'un moyen «de se protéger de tentatives d'ingérence qui pourraient être orchestrées par des États étrangers à l'égard des intérêts français».

Une vigilance accrue face à l’ingérence russe

Le chef de file du Rassemblement national a assuré ce  lundi qu'il serait «extrêmement vigilant (face) aux tentatives d'ingérence de la Russie», s'il accédait au pouvoir.

«Je considère la Russie comme une menace multidimensionnelle à la fois pour la France et pour l'Europe», a-t-il ajouté, alors que le Rassemblement national est régulièrement pointé du doigt pour ses liens supposés avec la Russie de Vladimir Poutine. 

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