À la rentrée 2024, les élèves de CP verront l'éthique animale inscrite dans leur programme scolaire d'enseignement moral et civique (EMC), a indiqué La Fondation droit animal (LFDA), qui avait pris part à la phase de consultation organisée par le ministère de l'Éducation nationale.
Prendre conscience du respect animal dès le plus jeune âge. Voici ce que propose le programme d'enseignement moral et civique (EMC) aux élèves de CP, dès cette rentrée 2024, s'est récemment réjouie la Fondation droit animal (LFDA).
Bonne nouvelle : les nouveaux programmes d'#enseignement moral et civique (EMC) du CP intègrent l'axe d'apprentissage "Aborder la question du respect dû aux #animaux de compagnie".#école#Rentrée2024#éthiqueanimalepic.twitter.com/WMvzIQPPuF
— Fondation Droit Animal, Éthique et Sciences (LFDA) (@fondationLFDA) July 10, 2024
Lorsque les nouveaux programmes d’enseignement moral et civique (EMC) avaient été soumis à la consultation nationale par le ministère de l'Éducation nationale, LFDA avait déploré l'absence des modules de sensibilisation au respect des animaux de compagnie, «prévus depuis 2021 par la loi contre la maltraitance animale», précise la fondation sur son site.
En effet, le Sénat avait adopté en novembre 2021 une loi dédiée à lutter contre la maltraitance animale et à conforter le lien entre les animaux et les humains.
Sur le programme de CP d'enseignement moral et civique, le ministère liste plusieurs arches comme la «connaissance et maîtrise de soi» ; «règles d'hygiène et exigence d'intimité»; «être élève à l'école de la République», et «les règles collectives et l'autonomie».
C'est dans ce dernier chapitre qu'ont été incluses les questions liées au respect de la vie animale : «C’est une avancée notable dont il faut se réjouir», peut-on lire sur le site de LFDA.
En détail, les enseignants devront apprendre aux élèves de CP à distinguer «propriété personnelle et collective», et les aider à «comprendre le respect qui est dû à l’environnement et au vivant, des espaces familiers aux espaces plus lointains, qui sont des biens communs», rapporte le site.
Bien que saluant l'avancée, La Fondation droit animal déplore toutefois que le module ne mentionne que les animaux de compagnie : «Cela conforte la manière dont l’animal est d’ores et déjà présenté dans les autres matières. Ainsi, il est soit considéré dans sa seule relation avec l’humain dans une vision utilitariste, soit à l’inverse comme faisant partie du grand tout de la "biodiversité"», peut-on lire sur son site.
Cependant, elle espère que la pratique de ce module sera une porte d'entrée pour aborder auprès des élèves l'individualité d'un animal, en dehors de son appartenance ou non à un être humain.
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