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Affaire Lina : voici les derniers mots laissés par Samuel Gonin, le principal suspect, avant son suicide

Le corps de Lina a été retrouvé ce mercredi dans une zone boisée et isolée dans la région de Nevers. [DR]

Alors que le corps de Lina a été retrouvé ce mercredi dans une zone boisée et isolée dans la région de Nevers, Samuel Gonin, principal suspect dans la disparition de l’adolescente de 15 ans, avait laissé une lettre avant son suicide.

Ce mercredi, le corps de Lina, adolescente de 15 ans portée disparue depuis le 23 septembre 2023 dans le Bas-Rhin, a été retrouvé dans une zone boisée et isolée dans la région de Nevers, dans le département de la Nièvre, a indiqué le parquet de Strasbourg.

Lors de l’enquête, au mois d’août dernier, l’ADN de l’adolescente avait été découvert dans un véhicule dans le sud de la France.

Cette voiture avait été volée et aurait été repérée par les enquêteurs «non loin du lieu de la disparition de Lina en septembre», avait annoncé Yolande Renzi, procureure de Strasbourg, le 26 juillet.

Au volant de celle-ci, un certain Samuel Gonin, 43 ans. Ce dernier s’est suicidé le 10 juillet à Besançon. Après son suicide, des mots ont été découverts et cités par l'AFP. Ceux-ci avaient été écrits par ce principal suspect dans l’affaire Lina.

«J’ai perdu mon honneur, ma dignité, mon humanité, je dois partir. Je ne sais pas me contrôler, ça va trop vite», a-t-il écrit dans cette lettre qui serait destinée à ses filles.

Un homme «dangereux» selon un expert psychiatre

Le 25 juin, le suspect s'était entretenu avec un expert psychiatre qui avait diagnostiqué chez lui un trouble de personnalité de type «état limite», c'est-à-dire à la limite d'une maladie psychiatrique vraiment installée, avec des symptômes dépressifs importants. L'expert avait fait état de sa «dangerosité», a déclaré à l'AFP le procureur de Besançon, Etienne Manteaux.

Le suspect a aussi déclaré à cet expert avoir été hospitalisé au moins trois fois en milieu psychiatrique ces dernières années et avoir commis des tentatives de suicide. Il lui a dit aussi avoir «disjoncté» à partir de 2023, date à laquelle cet ancien menuisier et commercial a cessé de travailler.

En psychiatrie, le trouble de la personnalité limite, aussi appelé «borderline», «se caractérise par une tendance constante à l'instabilité et l'hypersensibilité dans les relations interpersonnelles, l'instabilité au niveau de l'image de soi, des fluctuations d'humeur extrêmes, et l'impulsivité», peut-on lire sur le site du Manuel MSD.

«Les patients présentant un trouble de la personnalité limite (borderline) ne supportent pas la solitude. Ils font des efforts désespérés pour éviter l'abandon et génèrent des crises. Ils font, par exemple, des tentatives de suicide pour qu'on vienne à leur secours et que l'on prenne soin d'eux», ajoute le même site. Il est également utile de signaler que la gravité du trouble est différente en fonction de la personne. 

Le 22 juillet 2024, il devait comparaître pour deux vols avec violence commis à Besançon le 25 août 2023. Plus tôt cette année, soit début janvier 2024, le quadragénaire avait été interpellé à Sigean, dans l’Aude, pour «refus de contrôle, mise en danger d’autrui, conduite d’un véhicule sous l’usage de stupéfiants, recel et vol», a indiqué le parquet de Narbonne à l’AFP.

Pour l’ensemble de ces faits, il avait été condamné le 22 janvier à 15 mois d’emprisonnement avec sursis.

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