«Il y a de fortes chances que des cas sporadiques arrivent en France», ce sont les mots du ministre délégué à la santé, Frédéric Valletoux, à propos de la variole du singe. Alors le pays est-il prêt en cas d'arrivée du mpox sur le territoire ?
Une arrivée prochaine sur notre sol ? Alors que l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) a déclaré l'urgence de santé publique en Afrique, faut-il craindre une épidémie de variole du singe en France ? Après l'épidémie de 2022, un nouveau variant a émergé, le Clade 1b qui est plus contagieux.
Deux cas ont été recensés hors d'Afrique, au Pakistan et en Suède et la France pourrait être touchée prochainement à en croire le ministre démissionnaire délégué à la santé, Frédéric Valletoux : «La France n'est pas isolée. Donc oui, on s'attend, comme tous les pays européens, à des cas déclarés, notamment en raison des allées et venues avec les zones d'Afrique touchées», a déclaré Frédéric Valletoux, avant de continuer, «je ne peux pas prédire combien de cas il y aura. Mais il y a de fortes chances que des cas sporadiques apparaissent, et sans doute prochainement».
une vaccination efficace
Selon le professeur Bruno Megarbane, en cas d'arrivée en France, le pays est préparé : «On a déjà fait face à une épidémie avec un virus relativement semblable de mpox. On connaît la population la plus à risque d'être contaminée et on dispose d'une vaccination efficace», affirme le chef du service réanimation de l'hôpital Lariboisière (Paris).
Transmis majoritairement lors d'un rapport sexuel, le clade 1b peut aussi se transmettre par contact de peau à peau avec des lésions cutanées ou des croûtes ainsi que par des fluides corporels. Plus inquiétant, ce nouveau variant peut également être transmis par les habits ou le linge mais nécessite un contact important. En cas de contamination, plusieurs gestes sont à adopter : «La prévention consiste essentiellement à réduire le nombre de partenaires sexuels et lorsqu'une personne présente des lésions cutanées, il faut l'isoler très strictement pendant 21 jours», explique Bruno Megarbane.
Bavarian Nordic, qui développe le vaccin, a annoncé augmenter le nombre de doses jusqu'à 10 millions pour l'année prochaine et 2 millions dès la fin de l'année.
![Le ministre démissionnaire de la Santé a tenu à être rassurant. [Matthieu RONDEL / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_34jt7jj-taille1200_66c193b925a6f_0.jpg?itok=DAFT8Spn)