A la suite du refus d’Emmanuel Macron de nommer Lucie Castets, candidate du Nouveau Front populaire, à Matignon, La France insoumise a répondu à l’appel des organisations de jeunesse, d’organiser une grande manifestation le 7 septembre prochain, dénonçant le «coup de force» du chef de l’État.
«Le président de la République met en grave danger la démocratie». Au lendemain du refus d’Emmanuel Macron de nommer un gouvernement du Nouveau Front populaire, écartant le profil de Lucie Castets, La France insoumise monte au créneau.
Ce mardi, LFI a répondu positivement à l’appel des organisations de jeunesse, l’Union Étudiante et l’Union syndicale lycéenne, pour une grande manifestation contre le «coup de force d’Emmanuel Macron». Une mobilisation qui devrait se tenir le 7 septembre prochain.
Communiqué de la France insoumise : le 7 septembre à l'appel de la jeunesse : grande mobilisation face au coup de force de Macron !
— La France insoumise (@FranceInsoumise) August 27, 2024
Retrouvez notre communiqué pic.twitter.com/Kp4rOFRmx8
Le mouvement dirigé par Jean-Luc Mélenchon a, par le biais de son communiqué, souhaité que «les forces politiques, syndicales et associatives attachées à la défense de la démocratie se joignent à cet appel».
La gauche furieuse
La décision d’Emmanuel Macron, survenue ce lundi, de ne pas nommer Lucie Castets a été très mal reçue par le Nouveau Front populaire.
«La décision d’Emmanuel Macron est lunaire», a indiqué le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure ce mardi sur France 2. Convié à la seconde salve de consultations ce mardi, le PS a d’ailleurs décliné l’invitation du chef de l’État.
La décision d’E. Macron est lunaire.
— Olivier Faure (@faureolivier) August 27, 2024
Repousser le vote des Français, expliquer qu’il n’est pas légitime et qu’on va continuer à faire avec les mêmes : comment peut-on en arriver à un tel déni démocratique ?
Le président est garant des institutions, pas de sa propre stabilité. pic.twitter.com/i5vrjYHQ8x
La principale intéressée Lucie Castets a elle réagit ce mardi sur France Inter. La candidate du NFP a considéré que la «démocratie ne valait rien aux yeux du président» d’Emmanuel Macron, dénonçant une décision «extrêmement dangereuse». Au-delà des partis politiques de gauche et des organisations de jeunesse, certains syndicats pourraient eux aussi se mobiliser.
Dimanche dernier, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a indiqué vouloir prévoir «une mobilisation fin septembre début octobre», pointant du doigt l’action d’Emmanuel Macron qui a, selon elle, «enfreint la logique institutionnelle».
![Faute d'alternative viable, le chef de l'État va lancer dès mardi «un nouveau cycle de consultations» . [ALAIN JOCARD/Reuters]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/2024-08-12t100905z_1761220319_rc2ae9argfs9_rtrmadp_3_ww2-anniversary-macron_1_66cd562c1fc84_0.jpg?itok=n3XDk4Co)