Expérimentée par 180 collèges du pays depuis septembre 2024, la «pause numérique», qui interdit l'accès aux téléphones portables au sein des établissements, devrait être généralisée lors de la prochaine rentrée scolaire.
Un test en passe d'être pérennisé. Depuis la rentrée 2024, à la suite des préconisations de la commission «écrans» voulue par le président de la République Emmanuel Macron, 180 collèges français expérimentent la «pause numérique».
On arrive au collège, on dépose son téléphone : c’est la nouvelle règle de cette rentrée. Et elle est expérimentée dans plus de 200 établissements.
Nous instaurons une véritable pause numérique, pour le bien-être des élèves. C’est aussi ça le rôle de l’École ! pic.twitter.com/Oc1EgOcI7W— Nicole Belloubet (@NBelloubet) September 3, 2024
Concrètement, chaque établissement détermine ses modalités pratiques d'expérimentation. Par exemple, dans certains d'entre eux, les élèves laissent leur téléphone dans des boîtes ou des casiers et le récupèrent à l'issue des cours.
Cette interdiction «est valable pendant le temps scolaire et périscolaire et les activités scolaires organisées en dehors» de l'établissement, avait précisé l'ex-ministre de l'Education nationale Nicole Belloubet.
Une expérimentation bénéfique pour le climat scolaire
Cette mesure, qui devait être généralisée en janvier dernier, le sera à la rentrée 2025, selon le souhait de l'actuelle ministre de l'Education nationale, Elisabeth Borne.
Nous en «discutons avec les conseils départementaux, puisque ce sont eux qui financent les casiers ou les sacs dans lesquels [les collégiens] rangeront leurs téléphones portables», a-t-elle expliqué au micro de Sud Radio ce mercredi.
🔴 ALERTE INFO@Elisabeth_Borne souhaite "généraliser" la pause numérique au collège "à la rentrée prochaine" pic.twitter.com/LY48FtMXCO
— Sud Radio (@SudRadio) April 9, 2025
«Il y a beaucoup d'adhésion des parents et des professeurs» et «l'on voit que, dans les collèges où on a fait cette expérimentation, le climat scolaire est plus apaisé», a affirmé l'ancienne Première ministre, estimant que cela «valait la peine» de généraliser la «pause numérique».
L'usage du téléphone portable dans les établissements scolaires est interdit depuis 2018, mais les élèves pouvaient le conserver sur eux, augmentant grandement le risque de transgression.