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Edouard Philippe candidat à la présidentielle de 2027 : l’ancien Premier ministre soutenu par ses proches et chargé par ses opposants

Des élus de La France insoumise et du Rassemblement national ont critiqué l'annonce de la candidature d'Edouard Philippe. [JULIEN DE ROSA / AFP]

Mardi soir, Edouard Philippe s’est replacé au cœur de l’actualité politique en annonçant sa candidature pour la présidentielle de 2027. S’il est soutenu par son camp, plusieurs personnalités politiques y voient une erreur de timing, dénonçant l’initiative de l’ancien Premier ministre.

Alors qu’Emmanuel Macron tarde à nommer un Premier ministre, Edouard Philippe assume une certaine indépendance vis-à-vis du chef de l’Etat. Ce mardi, dans un entretien accordé au Point, il a fait savoir qu’il se porterait candidat à l’élection présidentielle de 2027, défendant un projet «massif».

Immédiatement, le maire du Havre, a reçu le soutien des membres d’Horizons, le parti qu’il préside. «Quand on aime son pays, surtout dans des temps difficiles, on s’engage pleinement pour lui», a déclaré Pierre-Yves Bournazel, conseiller de Paris et futur candidat aux élections municipales dans la capitale, sur X.

«Dans le paysage politique actuel qui oscille entre impuissance et incompétence, savoir que nous aurons ce choix, dans quelques mois ou dans trois ans, d’un homme d’Etat et de changements massifs, est à la fois réconfortant et formidablement motivant», a de son côté considéré le député Horizons du Cher Loic Kervran.

L’annonce d’Edouard Philippe a également été partagée par Christophe Béchu, ministre démissionnaire de la transition écologique et secrétaire général d’Horizons.

«Le chaos macroniste n’a plus de fin»

La candidature de l’ancien Premier ministre a moins enthousiasmé les opposants au bloc central. «Le chaos macroniste n’a plus de fin. Edouard Philippe déclare sa candidature à la présidentielle pour prendre de cours Attal, lui-même en guerre larvée avec Macron. La France est un grand pays, pas un casino», a clamé le député insoumis Antoine Léaument.

Une position partagée par d’autres insoumis. «Annoncer sa candidature ce soir est au mieux indécent, au pire une insulte aux Français», a analysé Aurélie Trouvé, élue en Seine-Saint-Denis, sur Franceinfo, considérant qu’Edouard Philippe «n’aspire qu’à poursuivre et aggraver» la politique d’Emmanuel Macron, pour qui il fut Premier ministre pendant 3 ans.

Un son de cloche relativement similaire de l’autre côté de l’échiquier politique. «Celui qui a mis les gilets jaune dans la rue se présente», a ironisé Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national sur TPMP. «Ils sont nombreux de ce côté-là», a-t-il ajouté, citant des noms comme «Bruno Le Maire, Gabriel Attal et Gérald Darmanin», dont les candidatures ne sont pour le moment que de simples rumeurs. 

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