Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Michel Barnier nommé Premier ministre : «Tout ça pour ça», «Négation de la volonté des Français», «La fin d'un blocage»... Les réactions de la classe politique

La nomination de Michel Barnier n'entraîne pas une réaction unanime. [Sameer Al-Doumy/AFP Gonzalo Fuentes/Abdul Saboor/REUTERS]

Le nouveau locataire de Matignon a officiellement été désigné ce jeudi 5 septembre. C’est le LR Michel Barnier, 73 ans, qui a été choisi. Une nomination qui fait largement réagir la classe politique.

Un choix largement commenté. Au terme d'une longue attente, Emmanuel Macron a officiellement nommé Michel Barnier (LR) Premier ministre. Un choix qui a rapidement entraîné de nombreuses réactions dans le monde politique. 

Sans grande surprise, les élus de gauche se sont montrés très critiques envers la nomination de Michel Barnier à Matignon. 

«Tout ça pour ça. Emmanuel Macron a dissout... le résultat des urnes ! (...) Un gouvernement Barnier est illégitime. Je voterai la censure», a déploré la députée NFP, Clémentine Autain. 

Une vision également portée par le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. Le député de Seine-et-Marne a regretté ce choix, dénonçant un «déni démocratique porté à son apogée : un Premier ministre issu du parti qui est arrivé en 4e position et qui n’a même pas participé au front républicain». Pour lui, «Nous entrons dans une crise de régime.»

L'ancien président de la République, nouvellement élu député socialiste, François Hollande s'est montré déçu par la décision de son ancien ministre de l'Économie.

«Après un front républicain pour écarter l’extrême droite qui a été douloureux pour beaucoup, c’est le RN qui est placé en position d’arbitre à l’occasion de la nomination de Michel Barnier ! Ce dernier aura à s’en expliquer devant l’Assemblée», a-t-il déclaré. 

Quelques minutes après l'annonce de la nomination de Michel Barnier à Matignon, Jean-Luc Mélenchon a, lui aussi, dénoncé ce choix : «L'élection est volée. Le Premier ministre porte un message de négation de la volonté du peuple français». 

«En nommant Michel Barnier, le Président refuse de respecter la souveraineté populaire et le choix issu des urnes», a vilipendé la cheffe de file des insoumis à l'Assemblée. Mathilde Panot a par ailleurs appelé à la destitution d'Emmanuel Macron. 

En direct de l'Assemblée nationale, le député NFP, Eric Coquerel a déclaré : «On va avoir comme Premier ministre quelqu'un issu de la quatrième formation de ces élections». 

Les écologistes ont le même son de cloche. Sandrine Rousseau a ironiquement déclaré : «La nomination de Barnier est possible parce que Macron considère le RN plus fréquentable que LFI».

De son côté, Marine Tondelier, la Secrétaire nationale d'EELV, a publié une longue vidéo sur X dans laquelle elle dénonce cette nomination déclarant notamment : «De qui se moque-t'on ? Tout ça pour ça...»

Les Républicains et les macronistes satisfaits

«Michel Barnier a désormais dans ses mains le destin de la France», a commenté la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (LR). 

L'ancien LR qui a rejoint le camp présidentiel Christian Estrosi s'est aussi exprimé. «Je salue la nomination de Michel Barnier au poste de Premier ministre. Je me réjouis qu’il accède à cette responsabilité», a-t-il déclaré. 

«J’adresse à Michel Barnier et à son gouvernement tous mes vœux de succès au service de la France et dans l’intérêt des Français face aux nombreux défis qui s’annoncent», a aussi dit Xavier Bertrand, qui fut un temps pressenti pour le poste.

Des félicitations partagées par le maire de Cannes David Lisnard dont le nom avait également circulé :«Félicitations à Michel Barnier pour cette nomination qui met heureusement fin à un blocage très préjudiciable à la direction de la France.»

Officiellement candidat à la présidentielle de 2027, l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron et actuel maire du Havre, Edouard Philippe a «chaleureusement» félicité Michel Bernier. 

Très actif au niveau européen, Michel Barnier a reçu les félicitations de la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen. «Je sais que Michel Barnier a les intérêts de l’Europe et de la France à coeur, comme le démontre sa longue expérience. Je lui souhaite beaucoup de succès dans sa nouvelle mission», a-t-elle déclaré. 

Ancien allié de Michel Barnier maintenant à la tête d'un parti proche du Rassemblement national, Éric Ciotti a présenté « souhaits de réussite républicaine au nouveau Premier ministre Michel Barnier qui est un homme respectable.»

«Sa nomination est malheureusement le symbole de la dilution d’une certaine droite dans la macronisme. Elle confirme l’alliance électorale secrète bâtie avec Emmanuel Macron pendant les législatives», a-t-il ajouté. 

Pas de motion de censure pour le RN

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a été l'un des premiers à réagir à l'annonce de l'Élysée. Sur X, il a déclaré : «Nous jugerons sur pièces son discours de politique générale, ses arbitrages budgétaires et son action. Nous plaiderons pour que les urgences majeures des Français (...) soient enfin traitées, et nous nous réservons tout moyen politique d'action si ce n'était pas le cas dans les prochaines semaines.»

Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale, a partagé la même vision que son successeur à la présidence du parti, déclarant, «Je ne suis pas le DRH du président de la République. Nous avons dit très clairement que nous souhaitions un Premier ministre qui soit respectueux des électeurs du Rassemblement national».

Ainsi, contrairement à Xavier Bertrand, Michel Barnier ne fera pas automatiquement l'objet d'une motion de censure de la part des 126 députés RN. Tout se décidera donc en fonction de la déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre. 

Toujours à droite de l'échiquier politique, Eric Zemmour, le président de Reconquête, a de son côté totalement rejeté le choix opéré par Emmanuel Macron.

«Macron vient de remplacer un Macron avec 10 ans de moins par un Macron avec 30 de plus. Avec les Français, nous voulions que tout change. Nous craignons que ce choix soit fait pour que rien ne change», a-t-il écrit sur X. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités