Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Guerre entre trafiquants de drogue : «Le soir, on doit rentrer aux alentours de 18 ou 19h», témoignent des Niçois qui craignent pour leur vie

Le répression contre le trafic de stupéfiants à Nice entraîne des guerres de territoires pour le contrôle des points de deal. Une situation qui fait naître un sentiment de peur chez les habitants, notamment dans certains quartiers de la ville.

Selon le dernier baromètre Cofidis, l’insécurité est devenue la deuxième préoccupation des Français derrière le pouvoir d’achat, et devant la santé. Un sentiment notamment lié au trafic de stupéfiants, qui gangrène de nombreuses villes de France, à commencer par Nice dans les Alpes-Maritimes. Et pour cause, face aux règlements de comptes qui s’intensifient, la peur gagne une partie des habitants des quartiers «sensibles». 

Des points de deal à 20.000 euros par jour

C'est notamment le cas du quartier Roquebillière, dans l’Est de Nice, où la situation est devenue très périlleuse pour de nombreux habitants. En effet, les deux principaux points de deal du quartier rapporteraient plus de 20.000 euros par jour. Ce pactole attise les convoitises, et les trafiquants se livrent à une véritable guerre.

«Le soir on n’est pas en sécurité, on croise des gens qui consomment de la drogue, maintenant on doit rentrer aux alentours de 18 ou 19h» témoigne un habitant du quartier. «Cela ne peut plus durer comme ça, il faut faire quelque chose, il faut que l’État trouve une solution, avec plus de police, un commissariat, ou la police municipale», réclame un autre riverain. 

16 Kalachnikov saisies en deux mois

«On a pu voir des images un peu partout sur les réseaux sociaux et à la télévision de jeunes individus avec des armes de guerre de type Kalachnikov, qui déambulent dans la cité, en bas des tours. On a également assisté à pas mal de règlements de comptes, avec le dernier en date, la semaine dernière, où un individu a été criblé de balles, et est encore à l’hôpital», dénonce pour sa part Laurent Alcaraz, délégué départemental du syndicat Alliance police nationale 06. 

Bien que difficiles d’accès, la police mène régulièrement des opérations dans ces cités de l’Est de Nice. Depuis cet été, 16 Kalachnikov ont été saisies et 23 personnes mises en examen. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités