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Vol du Louvre : qui est Nadia El Bouroumi, l'avocate d’un des deux suspects du casse du musée à l'origine de plusieurs polémiques ?

«Je suis une femme née au quartier Bourbaki à Toulouse. J’ai dû stopper mes études à 17 ans du fait d’un mariage arrangé», a déclaré Nadia El Bouroumi dans une vidéo présentation sur Instagram. [CNEWS]

Depuis ce samedi 25 octobre au soir, deux hommes soupçonnés d'avoir fait partie du commando du vol du Louvre sont en garde à vue. L'un deux est défendu par la controversée avocate toulousaine, Nadia El Bouroumi, connue pour son parcours atypique et sa forte présence sur les réseaux sociaux. 

Alors que deux des quatre cambrioleurs du Louvre sont toujours en cavale, l’avocate de l’un des deux hommes placés en garde à vue, Nadia El Bouroumi, a donné des nouvelles de son client. «Il ressent la pression, il est abattu» a expliqué l’avocate à l’AFP avant d’ajouter qu’il s’agissait d’un «dossier difficile pour tout le monde» avec un «droit au procès équitable difficile» en raison de l’ultramédiatisation du dossier.

Il s’agit donc d’une nouvelle défense fortement médiatisée pour l’avocate, qui avait précédemment défendu deux accusés lors du procès des viols Mazan. Elle avait notamment fait parler d’elle durant cette affaire aux vues de ses nombreuses stories publiés sur Instagram pour décrédibiliser au maximum les propos tenus par Gisèle Pélicot.

L’avocate de 45 ans, omniprésente sur ses réseaux, a posté une vidéo de présentation sur son Instagram où elle retrace sa vie. Elle est la neuvième d’une fratrie de dix enfants. «Je suis une femme née au quartier Bourbaki à Toulouse. J’ai dû stopper mes études à 17 ans du fait d’un mariage arrangé», a-t-elle déclaré.

En effet, alors qu’elle était en sport-études, ses parents organisent un mariage arrangé avec un homme. Ils auront un enfant, mais victime de violences conjugales, elle décide de fuir et s’installe dans le sud de la France à Orange. C’est son second mari, décédé d’un cancer, qui lui a redonné l’envie de reprendre ses études alors qu’elle était vendeuse et qu’elle travaillait aussi lors des vendanges.

Une Femme aux multiples vies

Pour tenir la promesse qu’elle avait faite à son deuxième mari, elle a obtenu un diplôme d’une école d’avocat en deux ans tout en continuant le travail de nuit. Femme aux multiples vies, on peut d’ailleurs lire dans une interview accordée à Vaucluse Matin, qu’elle coiffait à domicile le week-end et qu’elle était conseillère municipale d'opposition à Avignon.

«Cette force créatrice exceptionnelle qui m’a transcendée tout au long de mon périple et qui est à l’origine de ma réussite, je me dois de la transmettre. Je suis en croisade pour diffuser cette puissance intérieure présente dans chacun de nous», a-t-elle expliqué dans l’une de ses vidéos.

Aujourd'hui, si elle fait parler d’elle dans les médias, c'est en raison de ses déclarations qui suscitent une vive polémique auprès de nombreux internautes.

elle s'affiche dansant sur «Wake me up before you go go»

Lors du procès des viols de Mazan, Nadia El Bouroumi a déploré la réaction de Gisèle Pelicot face aux images diffusées durant le procès, estimant qu'elle n'avait pas à se plaindre puisqu'elle avait donné son autorisation pour qu'elles soient publiquement diffusées.

«On a essayé de la prévenir (...) Face aux vidéos, elle s'est mise en colère, j'ai pris le micro en lui disant que c'était elle qui avait souhaiter que ce soit public et que maintenant, il ne s'agissait pas de se plaindre», a-t-elle estimé.

En outre, Nadia El Bouroumi a publié une vidéo Instagram dans laquelle on la voit danser sur le tube «Wake me up before you go go» («Réveille-moi avant de partir», en français), une référence à la soumission chimique subie par la victime.

Ce vendredi 20 septembre, l'avocate, connue depuis plusieurs années pour sa forte présence sur TikTok et Instagram, a répondu à la controverse sur CNEWS, estimant que ses propos avaient été «transformés».

«Dès qu'on pose une question à Madame Pelicot, on est «irrespectueux», alors que j'ai quand-même dit qu'elle était une victime. Ce n'est pas ma stratégie de dire que cette dame n'est pas une victime», avait-elle déclaré.

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