Interrogé à l’issue de sa convocation par la police, Jean-Luc Mélenchon a défendu le député LFI Raphaël Arnault, visé par une plainte du nouveau ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, pour un tweet jugé «anti-police».
«C’est le droit et le devoir d’un élu que de dire dans quoi on est reparti en Nouvelle-Calédonie». Ce mardi, Jean-Luc Mélenchon a réagi à la plainte déposée par le nouveau ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau contre Raphaël Arnault.
Ce mardi sur CNEWS, le locataire de Beauvau a indiqué qu’il comptait poursuivre le député insoumis du Vaucluse, à la suite de la publication d’un tweet, le 21 septembre dernier, jugé «anti-police», dans lequel il dénonçait «l’assassinat de Kanak par les forces policières françaises» en Nouvelle-Calédonie.
Une méthode qui a semblé fortement déplaire au leader de La France insoumise. Interrogé à sa sortie du commissariat du 17e arrondissement, où il était lui-même entendu par la police, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un manque de liberté d’expression. «La France est-elle encore un endroit où la parole est libre ? Non, elle ne l’est plus», a-t-il considéré d’un ton grave.
Le député insoumis du Vaucluse a, quant à lui, répondu au ministre de l’Intérieur ce mardi. Depuis l’Assemblée nationale, il a dénoncé la «volonté de Bruno Retailleau d'intimider et de vouloir faire taire les voix de l'opposition», allant jusqu'à accuser le nouveau locataire de Beauvau de «participer à l'extrêmedroitisation de la vie politique française».
![Jean-Luc Mélenchon sera entendu par la police dans le cadre d'un enquête après sa référence au nazi Adolf Eichmann. [THOMAS SAMSON / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_36ft2zb_66f0451547d07.jpg?itok=3zrQ66en)