Le Premier ministre Michel Barnier entend lancer le chantier de «l'allocation sociale unique» dans les prochains mois. Avec pour objectif que le travail paie plus «que de ne pas travailler», le locataire de Matignon assure que cela prendra du temps.
«Pour l'année prochaine». Dans une intervention sur France 2 ce jeudi soir, le Premier ministre Michel Barnier a indiqué sa volonté de mettre en place une «allocation sociale unique» dans le pays. Mais cela n'aura pas lieu avant 2025.
Une telle mesure a pour but de faire en sorte que «le travail paie plus que l'addition des allocations», mais aussi de «débureaucratiser» les prestations sociales. Le successeur de Gabriel Attal n'a pas écarté une augmentation de «certaines allocations», notamment celles qui touchent les «personnes en situation de handicap».
Qui est concerné ?
S'il n'y a pas eu de définitions claires des bénéficiaires, cette «allocation sociale unique» serait en réalité une fusion d'aides déjà existantes. En 2022, Michel Barnier portait déjà cette idée lors de la primaire des Républicains pour la présidentielle.
Comme l'indique Capital, dans son projet, il s'agissait notamment de réunir le RSA (Revenu de Solidarité Active), les allocations chômages et des prestations sociales versées par la CAF sous une seule et même aide. Cependant, en contrepartie, les bénéficiaires seraient dans l'obligation d'avoir un minimum d'activité. Mais il n'y a pas plus de précisions pour le moment.
A noter que le président des députés du groupe La Droite républicaine à l'Assemblée nationale Laurent Wauquiez a présenté un projet qui contient cette notion ce mercredi. Son idée consiterait à plafonner cette aide à près de «70% du SMIC».
