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«La gauche s'est enfermée dans l'antifascisme», déplore Alain Finkielkraut

Invité ce dimanche sur le plateau du Grand Rendez-Vous de CNEWS et Europe 1, le philosophe Alain Finkielkraut a vivement critiqué la gauche, l’accusant de se réfugier dans l'antifascisme et de rejeter tout débat sur la préférence nationale.

Alain Finkielkraut n'a pas mâché ses mots ce dimanche 20 octobre. Invité du Grand Rendez-Vous de CNEWS et Europe 1, l’académicien et philosophe a pointé du doigt ce qu'il perçoit comme un enfermement idéologique de la part de la gauche française. «La plus grande peur de la gauche, c'est de contribuer à la "Lepenisation" des esprits», a-t-il déclaré, reprochant à cette dernière de diaboliser tout débat sur la préférence nationale.

Pour lui, cette partie de l’échiquier politique s'est figée dans une posture d'antifascisme qui l'empêche d'aborder sereinement les questions d'identité, d'immigration ou encore de laïcité. Un enjeu pourtant central pour l'avenir du pays, pour l’auteur de 75 ans.

Selon Alain Finkielkraut, il s’agit en somme d’un antifascisme de principe. Cet antifascisme serait à l’origine d’une «division du monde entre dominant et dominé», a-t-il par ailleurs déploré.

L’un des points centraux de la critique du philosophe s’est en outre dirigé vers la notion de préférence nationale, souvent perçue comme un concept cher à l'extrême droite, mais qu'Alain Finkielkraut considère légitime. Par la même occasion, il a réitéré ses critiques à l’égard de la gauche, qu'il a souvent accusée de «dérive idéologique» ou encore de «refus du réel».

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