Premier ministre de gauche, gouvernement d’union nationale ou encore promesse de non-censure, la recherche d’un nouveau Premier ministre se poursuit pour Emmanuel Macron. Alors que le Parti socialiste hausse le ton, l'hypothèse de François Bayrou semble s'éloigner.
Le compte à rebours s’approche de la fin. Emmanuel Macron a promis de nommer un Premier ministre cette semaine et ce jeudi les spéculations vont encore bon train dans l’attente de cette nomination à Matignon qui devrait intervenir dans la soirée.
La concertation avec les représentants de tous les partis, à l’exception de la France insoumise et du Rassemblement national qui a eu lieu ce mardi, ne parait pas avoir permis à Emmanuel Macron d'arrêter son choix.
Faisant figure de favori pour prendre la succession de Michel Barnier, renversé il y a tout juste une semaine par une motion de censure, François Bayrou pourrait ne jamais poser ses valises à Matignon. En effet, les insoumis et les socialistes ont déjà rejeté l’option et les républicains semblent partagés.
Néanmoins, selon un sondage Elabe pour Les Echos paru jeudi, la cote de popularité du triple candidat à la présidentielle a bondi de 8 points pour atteindre 27%, soit la septième place du classement.
Le PS sert la vis
Le macroniste, autrefois socialiste, Jean-Yves Le Drian, est aussi une option de plus en plus envisagée. Selon des sources à CNEWS, l’ancien ministre des Affaires étrangères a dîné ce mardi soir à l’Élysée.
Pour le moment, le PS n’a pas encore officiellement réagi à cette idée. Néanmoins, le parti est clair en la matière, tout membre qui accepterait d'appartenir au gouvernement d'un Premier ministre non issu de la gauche serait expulsé de ses rangs.
Autre hypothèse qui pourrait contenter les socialistes, Bernard Cazeneuve qui fut longtemps membre du PS. Ce dernier pourrait avoir l'approbation de certains députés PS, en premier lieu François Hollande, dont il a été le Premier ministre entre 2016 et 2017.