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Beaucaire : la LDH demande l'interdiction des crèches de Noël, la mairie RN riposte

© Yann COATSALIOU / AFP.

À Beaucaire, la LDH conteste la crèche de Noël installée en mairie, estimant qu’elle viole la loi sur la laïcité. Le tribunal administratif de Nîmes tranchera le 18 décembre.

À Beaucaire, dans le Gard, la traditionnelle crèche provençale de Noël, composée de 300 santons, est installée chaque année dans le hall de l’Hôtel de Ville. Ce choix est une nouvelle fois contesté par la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), qui a saisi la justice pour demander son interdiction, invoquant la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. Le tribunal administratif de Nîmes examinera l’affaire mercredi 18 décembre.

 Dans un communiqué publié vendredi 13 décembre, le maire RN de Beaucaire, Nelson Chaudon, a défendu cette crèche comme un «témoignage vivant des traditions provençales et françaises». Il a accusé la LDH de «vouloir interdire Noël», comme «certains qui brûlaient des livres pour s’attaquer à l’art et à la culture, et pour interdire toute liberté d’expression». Selon lui, cette installation festive dépasse toute considération religieuse et relève d’une exposition artistique accessible à tous. 

La mairie a déjà perdu un procès

La LDH a rejeté ces arguments et a dénoncé une instrumentalisation politique d’un symbole religieux. Elle a rappelé que la loi interdisait la présence de tout signe religieux dans les bâtiments publics. «Nous demandons juste le respect de la loi, de la liberté de culte, de la liberté de religion, et la possibilité de fêter les fêtes de fin d'année joyeusement mais dans le respect de tous», a souligné l’association auprès de France Bleu, invoquant le principe de neutralité des services publics.

 En novembre 2022, le Conseil d’État avait déjà jugé illégale l’installation de cette crèche à Beaucaire, confirmant que la mairie enfreignait les règles de laïcité. Pour l’avocate de la LDH, Sophie Mazasse, le respect de la loi de 1905 est essentiel : «Les citoyens doivent pouvoir accéder à des services publics sans se voir imposer une religion, quelle qu’elle soit». 

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