Lors de son arrivée à Mayotte ce jeudi, Emmanuel Macron a rapidement été interpellé par une femme travaillant dans l’hôpital du département ravagé par le cyclone Chido. «Nous sommes tous psychologiquement mal», a-t-elle confessé au chef de l’Etat.
Dès son atterrissage à Mayotte, Emmanuel Macron a fait face à la détresse des habitants de l’île. Le chef de l’État est arrivé ce jeudi sur l’île, ravagé samedi dernier par le passage du cyclone Chido.
Alors qu’il n’a pas hésité à aller au contact de la population, le président de la République a été interpellé par une femme travaillant pour l’hôpital de Mamoudzou, la capitale du département de Mayotte. «Aidez le personnel de l’hôpital (…) Nous sommes tous psychologiquement mal», a-t-elle sommé à Emmanuel Macron.
🔴 "Aidez le personnel de l'hôpital. (...) S'il vous plaît. Aujourd'hui, on est tous psychologiquement mal" : une femme travaillant au Centre hospitalier de Mayotte (CHM) interpelle Emmanuel Macron lors de sa visite de l'archipel, dévasté par le cyclone Chido pic.twitter.com/Lt2AsJsZsM
— La1ère.fr (@la1ere) December 19, 2024
Selon des chiffres provisoires, 31 morts et quelque 1.400 blessés ont été officiellement recensés à Mayotte, mais les autorités craignent un bilan beaucoup plus lourd.
Une journée de deuil national
Face à l’émotion des Mahorais, Emmanuel Macron a annoncé qu’il passerait la nuit dans l’archipel, afin de se rendre dans des zones plus éloignées de l’île.
«J'irai dans les bangas demain matin», a dit le président au sujet de ces habitats précaires où vivait près du tiers de la population avant le cyclone et qui ont été largement détruits.
Le chef de l’Etat a annoncé une série de mesures économiques afin de venir en aide aux habitants, mais aussi afin de rebâtir l’île. Il a notamment promis «une loi spéciale» pour faciliter la reconstruction.
«On a su le faire pour organiser des Jeux olympiques, pour rebâtir Notre-Dame de Paris et donc on le fera pour rebâtir Mayotte», a-t-il ajouté.
Le président a également annoncé un «deuil national pour ce lundi 23 décembre». «Tous drapeaux seront en berne. Tous les Français seront invités à se recueillir à 11 heures».