Il y a une semaine, l'archipel de Mayotte était ravagé par le passage du cyclone Chido. Depuis, des écoles ont été transformées en centre d'hébergement et accueillent un grand nombre de sans papiers en provenance des Comores.
Une situation d'urgence. Depuis le passage du cyclone Chido sur son archipel, Mayotte essaye de panser ses plaies. Pour faire face aux conséquences de la catastrophe naturelle, de nombreuses écoles mahoraises ont été transformées en centres d'hébergement. Parmi les personnes présentes dans ces établissements scolaires, une majorité de sans papiers originaires des Comores, accueillis sans aucune distinction.
«On est là pour accueillir tout le monde, les femmes et les enfants. Les papiers, on s'en fout. Mayotte est dévasté, on ne va pas rajouter de la misère à la misère», a expliqué à CNEWS Christophe Lacombe, directeur adjoint des affaires scolaires de la commune de Koungou.
Nos équipes se sont rendues dans l'une des écoles de Koungou. Elles ont notamment pu interroger une mère de famille dont l'enfant de sept mois a du mal à supporter les 31° C. La mère du nourrisson, qui a trouvé dans cette école de Mayotte un abri après le passage du cyclone Chido, a expliqué qu'au fil des jours, la situation était de plus en plus difficile à supporter : «Tous les jours, les enfants pleurent, pleurent, pleurent parce qu'ils ont faim. Il n'y a rien à manger», a déploré la sinistrée, Fasda.
La mairie a expliqué faire son maximum pour pallier à cette situation. «Ils restent là tant qu'ils n'ont pas d'habitation, de toute façon c'est un point d'urgence. On va leur amener de l'eau et de la nourriture avec tous les dons que Carrefour nous donne. Nous sommes en train de les stocker à la mairie et faire école par école pour que les enfants et les familles aient de quoi boire et manger», a annoncé Christophe Lacombe.
Emmanuel Macron a annoncé des mesures d'urgence pour reloger les 9.000 personnes hébergées dans les écoles de l'archipel, avec pour objectif que toutes les écoles soient prêtes pour la rentrée scolaire du 13 janvier.