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«Sinistre spectacle», «provocation», «coalition de l'échec»... Le nouveau gouvernement fait réagir l'opposition

À la suite de l'annonce attendue du nouveau gouvernement, plusieurs figures politiques ont pris la parole. [Julien De Rosa/Reuters]

Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a détaillé, ce lundi 23 décembre, la composition du gouvernement de François Bayrou, dix jours après sa nomination au poste de Premier ministre. Sur les réseaux sociaux, les réactions politiques se sont rapidement succédé.

Les rumeurs couraient depuis plusieurs jours, mais c'est enfin fait : le gouvernement du Premier ministre François Bayrou a été annoncé, ce lundi 23 décembre, dix jours après l'arrivée de ce dernier à Matignon. 

Dans le détail, suivant cette longue semaine de consultations, plusieurs anciens ministres sont de retour, dont Élisabeth Borne qui prend le poste de ministre de l'Éducation, Manuel Valls au ministère des Outre-Mer ou encore Gérald Darmanin à la Justice.

Le nouveau Premier ministre s'est dit «fier de l’équipe présentée», à l'aide de laquelle il souhaite «renouer la confiance avec tous les Français». 

Des premières menaces de censure 

À la suite de cette liste attendue, d'une trentaine de ministres, plusieurs figures politiques ont pris la parole. En effet, quelques minutes après l'annonce du casting final, Sandrine Rousseau (NFP), a réagi via un post X : «Tout cela va vraiment mal finir».

De son côté, Jean-Luc Mélenchon pointe du doigt un «nouveau déni du vote des Français», «négocié sous le contrôle de Le Pen». L'insoumis en chef appelle à la destitution d'Emmanuel Macron, afin de «rendre le pouvoir aux Français».

Clémence Guetté (LFI), Première vice-présidente de l’Assemblée nationale, demande déjà une «censure», et, elle aussi, la «destitution d'Emmanuel Macron», qu'elle tient responsable pour ce qu'elle juge être un «sinistre spectacle». «Le pire est toujours possible en Macronie, cornaquée par l'extrême-droite», a-t-elle affirmé. 

La copie de François Bayrou n'est pas bonne pour Manon Aubry (LFI), qui voit dans l'équipe proposée un «gouvernement de perdants, dégoûtants» et de «revenants». L'eurodéputée affirme que les ministres du nouveau gouvernement «vont vite partir». 

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, s'est également montré virulent, qualifiant le nouveau gouvernement de «provocation». «La droite extrême au pouvoir sous la surveillance de l’extrême droite», a-t-il ajouté. 

À droite, Eric Ciotti (UDR) pointe du doigt un «gouvernement enchaîné à l’impuissance du en-même-temps». «Tous servent de caution à un Président sans majorité et aucun soutien ni démocratique, ni populaire», écrit-il dans son poste X. 

Marine Le Pen, cheffe de fil du groupe RN à l'Assemblée, affirme que l'exécutif devra maintenant «changer de méthode, écouter et entendre les oppositions». Elle souligne néanmoins «une absence manifeste de légitimité et une majorité introuvable». 

«La coalition de l'échec», souligne à son tour Jordan Bardella (RN), qui s'amuse : «Heureusement que le ridicule ne tue pas». 

Il affirme également que le «RN sera là pour défendre et protéger nos compatriotes». 

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