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Emmanuel Macron crée un haut-commissariat à l'Enfance

En France, un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. [© Laurent Cipriani/Pool via REUTERS]

Le président de la République Emmanuel Macron a annoncé, samedi, la création d'un haut-commissariat à l’Enfance après la disparition d’un ministère dédié.

Emmanuel Macron a annoncé samedi la mise en place d’un haut-commissariat à l’Enfance en janvier après la disparition d’un ministère dédié dans le gouvernement de François Bayrou qui a suscité l’inquiétude des associations. 

«La protection des plus jeunes est au coeur de mon engagement. Elle le restera pour les trente prochains mois. Pour poursuivre et renforcer notre action, j’ai demandé pour janvier la création d’un haut-commissariat à l’Enfance», a écrit le chef de l’Etat dans un post sur le réseau X. 

Emmanuel Macron a ainsi décidé d’externaliser ce sujet pour le préserver de l’instabilité politique d’ici à la fin de son mandat en 2027, relève le journal Le Figaro qui a fait état en premier de ce projet présidentiel. La ministre déléguée sortante chargée de la Famille et de la Petite enfance Agnès Canayer n’a pas été reconduite dans le gouvernement de François Bayrou présenté lundi. 

«mesure cosmétique»

Cette question ne figure pas non plus dans l’intitulé du «super ministère» du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles dirigé par Catherine Vautrin. Une vingtaine d’associations, réunies au sein de la Dynamique pour les Droits de l’Enfant, ont dénoncé la disparition de ce portefeuille alors la protection de l’enfance est en «crise» et que la pauvreté infantile «augmente».

Dans un communiqué, l'Unicef a fait part de sa «perplexité» par rapport à une décision qui marque «un recul par rapport aux ambitions affichées lors de la campagne présidentielle de 2022, où Emmanuel Macron avait déclaré que l’enfance serait une grande cause nationale». Avant d'ajouter que ce haut-commissariat «devra disposer de moyens humains et financiers nécessaires, être pleinement autonome et s’inscrire dans une dynamique interministérielle ambitieuse. À défaut, il risque de n’être qu’une mesure cosmétique, sans effet concret sur la situation des enfants en France.»

Des acteurs engagés dans la lutte contre les violences sexuelles, comme Face à l’Inceste et Les Papillons, ont aussi déploré l’absence de ministère dédié. En France, un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, et 160.000 sont victimes de violences sexuelles chaque année, selon le collectif d’associations.

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