Reçu au ministère de l’Économie ce lundi, l’état-major du Parti socialiste a demandé à Eric Lombard, le nouveau locataire de Bercy, une véritable «négociation» autour du budget à venir, allant jusqu’à agiter la menace d’une censure.
Le PS sort la carte «censure». Ce lundi, Éric Lombard, ministre de l’Économie a reçu les cadres du Parti socialiste afin de discuter du budget 2025.
A la sortie de cet échange, Olivier Faure a indiqué avoir exprimé au locataire de Bercy que sa famille politique n’était «pas prête à se vendre». «Si des concessions remarquables pour les Françaises et les Français, nous serons prêts à nouveau à prendre nos responsabilités y compris la censure», a ajouté le Premier secrétaire du Parti socialiste.
S’il n’exclut pas cette possibilité, le député de Seine-et-Marne a tout de même espéré «une négociation» entre le gouvernement et les partis de gauche.
Une série d’entretiens
Depuis sa prise de fonction à Bercy, Éric Lombard a exprimé son intention de concerter les forces politiques, y compris celles en dehors du socle commun, afin de travailler à l’élaboration d’un budget pour l’année 2025.
En parallèle, cinq ministres vont recevoir à partir de ce mardi l'ensemble des présidents des groupes parlementaires, les socialistes sont les premiers programmés mardi après-midi, pour tenter de «co-construire» un budget de la Sécurité sociale pour 2025.
Une volonté de dialoguer avec les oppositions afin également d’éviter une éventuelle censure. En effet, La France insoumise a d’ores et déjà indiqué qu’elle déposerait sa motion à l’issue de la déclaration de politique générale de François Bayrou devant le Parlement.
Si les voix des députés du Rassemblement national sont nécessaires pour faire tomber le gouvernement, certaines forces de gauche, au-delà de LFI, pourraient décider de voter la disposition du groupe présidé par Mathilde Panot au cas où certaines conditions, notamment sur le budget, ne sont pas remplies.