Une influenceuse franco-algérienne, dont des vidéos TikTok considérées comme haineuses avaient été signalées à la justice, a été présentée au parquet ce samedi 11 janvier. Une audience se tiendra le 18 mars prochain.
Elle va devoir s'expliquer. Le parquet de Lyon a indiqué à l'AFP qu’une influenceuse franco-algérienne avait été présentée au parquet ce samedi, en raison de propos haineux tenus sur plusieurs vidéos publiées sur TikTok. Son avocat a indiqué qu'une audience aura lieu le 18 mars prochain.
"Nique ta race toi et ta France 🇫🇷.. Sales athés.. Inchallah ils vont te tuer.. Si tu viens en Algérie 🇩🇿 on te violera"❗️Voici un petit "florilège" d’une intervention de l’influenceuse franco-algérienne Sofia Benlemmane (suivi par 346k sur Facebook) qui habite à Lyon et connu… pic.twitter.com/qqELzVMavH
— Chawki Benzehra شوقي بن زهرة (@ChawkiBenzehra) January 4, 2025
L'influenceuse, nommée Sofia Benlemmane, animait régulièrement des lives sur TikTok et Facebook, où elle est suivie par plus de 300.000 personnes. Elle avait été placée en garde à vue mardi dernier pour «menaces de mort et provocation publique à la haine», précisait alors Nelson Bouard, directeur interrégional de la police nationale.
Lors d’un live en septembre dernier, elle a notamment insulté en arabe une autre femme, lui lançant notamment «Ni*** ta mère toi et ta France» ou encore «J’espère que tu seras tuée, j’espère qu’ils vont te tuer».
Plusieurs arrestations dans la région lyonnaise
Après l'arrestation ces derniers jours de trois influenceurs algériens vivant en France, la préfecture du Rhône avait indiqué lundi avoir effectué des signalements visant des influenceurs basés à Lyon et connus sous les noms de Sofia Benlemmane, Abdesslam Bazooka et Laksas06 et qui ont vu leurs comptes suspendus par TikTok.
Abdesslam Bazooka s'en était pris dans une vidéo en arabe publiée le 10 décembre dernier aux opposants au gouvernement algérien qu'il qualifie de «traîtres» et menace d'«égorger».
Laksas06 a quant à lui repris le 11 décembre un sonore d'un autre Franco-Algérien dans lequel il présente les membres de la diaspora algérienne en France comme des «soldats dormants» prêts à devenir «des martyrs».