Emmanuel Macron reçoit le vice-président américain J.D. Vance ce mardi pour un déjeuner de travail alors que Donald Trump tente de mettre la pression sur les Européens avec de possibles droits de douane.
Des discussions avant des négociations ? Emmanuel Macron reçoit le vice-président américain J.D. Vance pour un déjeuner de travail ce mardi en marge du deuxième jour du Sommet sur l’Intelligence Artificielle (IA) au Grand Palais à Paris.
En effet, depuis le début de la semaine, des dirigeants du monde entier et des patrons de la tech comme le créateur de ChatGPT ou encore le directeur général de Google échangent autour de cette technologie qui prend de plus en plus de place dans les quotidiens et dont les dérives sont nombreuses.
En dépêchant plusieurs hauts responsables américains sur le Vieux continent pour cette rencontre, dont J.D. Vance, Donald Trump devrait maintenir sous pression les Européens et faire planer une grande incertitude sur de nombreux sujets, comme le conflit en Ukraine.
Les Etats-Unis sont en position de force face à des Européens qui se disent prêts à riposter, mais qui sont en mode «stand-by» dans l'attente de connaître les décisions du président américain.
Outre ce risque de taxes, Donald Trump ne cesse de demander aux pays européens de dépenser plus pour leur défense, jusqu'à 5% de leur PIB.
«Etre prêts à réagir»
Au sujet des droits de douane, Emmanuel Macron a appelé les Européens à se tenir prêts à répondre à ces menaces, lors d'une interview enregistrée jeudi dernier et diffusée dimanche sur la chaîne américaine CNN.
«Je pense que nous devons être prêts (...) à réagir. Mais je pense que, plus que cela, l'UE doit être prête à défendre ce qu'elle veut et ce dont elle a besoin», a dit le président français.
«Quand je me penche sur la situation, ma première question aux Etats-Unis est la suivante : quel est votre premier problème ? Est-ce l'UE ? Je ne pense pas. Votre premier problème, c'est la Chine», a-t-il aussi affirmé, rappelant que l'Union européenne était «l'alliée» des Etats-Unis.
«Si vous voulez que l'Europe investisse davantage et s'engage dans la sécurité et la défense (...) je pense qu'il est dans l'intérêt des Etats-Unis de ne pas s'en prendre à l'Europe et de ne pas la menacer avec des tarifs douaniers», a-t-il poursuivi.
La venue de J.D. Vance fait partie des premières visites officielles de responsables américains en Europe depuis la prise de fonction de Donald Trump, le 20 janvier.