Les parents du jeune Elias, tué à l'âge de 14 ans des suites d'une agression au couteau à Paris, ont montré leur soutien à la proposition de loi visant à durcir la justice des mineurs, portée par Gabriel Attal.
«Il est temps que les pouvoirs publics (...) prennent les mesures nécessaires garantissant la protection de tous avant qu’ils puissent être dénommés “victimes”», ont affirmé, ce mercredi 12 février, Stéphanie et Eric Bouhanna, les parents du jeune Elias.
Dans ce communiqué, les parents de l’adolescent, décédé à l’âge de 14 ans le 25 janvier des suites d’une agression au couteau à Paris, ont «salué» la proposition de loi durcissant la justice des mineurs, dont l’examen a commencé aujourd’hui à l’Assemblée nationale.
«Toute modification législative qui poursuivrait cet effort est à saluer», ont-ils poursuivi. «Cessons de protéger par des mesures uniquement éducatives les mineurs auteurs d’infractions, particulièrement dans les cas les plus graves».
Un texte porté depuis le printemps dernier
La proposition de loi examinée dès ce mercredi 12 février vise à «restaurer l’autorité» de la justice à l’égard des «mineurs délinquants» et de «leurs parents». Porté par Gabriel Attal, le texte reprend une série de mesures annoncées au printemps dernier, lorsque ce dernier était Premier ministre.
«Elias est mort en raison d’une impunité dans laquelle se sont sentis deux mineurs malgré une prise en charge éducative et pénale», ont également écrit les parents du garçon.
L’adolescent a été poignardé à la sortie d’un entraînement de football dans le 14e arrondissement de Paris, pour avoir résisté au vol de son portable. Deux mineurs de 16 et 17 ans, connus de la justice, ont été arrêtés et mis en examen pour «extorsion avec violences ayant entraîné la mort» de l’adolescent.
Une adoption incertaine
Le texte fait également réponse aux événements de l’été 2023, suivant la mort de Nahel ou encore, le meurtre de Shemseddine, 15 ans. Plusieurs mesures du texte ont néanmoins été supprimées pendant son examen en commission, comme le retour de la comparution immédiate pour les mineurs récidivistes.
Si l’ex Premier ministre bénéficie de l’appui de la coalition de François Bayrou, l’adoption du texte n’est pas assurée : la gauche s’est par exemple montrée contre, dénonçant une proposition «directement inspiré par les idées de l’extrême droite».