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Feux de détresse : cette erreur souvent faite par les automobilistes peut leur valoir une amende de 135 euros

Un stationnement considéré «abusif, gênant, très gênant et/ou dangereux» est passible d'une amende. [© Kiran Ridley / AFP]

Une infraction récurrente au code de la route consiste à mal stationner son véhicule durant quelques instants en l'indiquant grâce aux feux de détresse. Une pratique courante, pourtant passible d'une lourde amende. 

Les automobilistes adoptent souvent des habitudes qui ne respectent pas le code de la route. Cela les place de facto en position de se faire verbaliser, comme c'est le cas avec l'utilisation intempestive des feux de détresse.

Il n'est ainsi pas rare de croiser des véhicules mal stationnés, garés sur des places inadaptées ou encore immobiles sur la route, par exemple en double file, avec leurs quatre feux feux clignotants. 

Si cette pratique ne provoque plus l'émoi des conducteurs, qui y sont habitués, déclencher ses «feux warning» ou «warning», comme ils sont appelés, ne permet pas d'échapper à la loi.

Des feux destinés aux «urgences et dangers»

En effet, le code de la route stipule que les feux de détresse ne sont destinés qu'à signaler une situation «d'urgence et de danger» et non pour s'absenter quelques instants de son habitacle à proximité d'un lieu de commerce, par exemple. 

Seules les pannes, les ralentissements ou toute situation évoquant une concentration accrue de la part des automobilistes doit être signalée par ces feux. Cependant, les utilisateurs ne peuvent pas être sanctionnés pour usage abusif des feux de détresse.

En cas de stationnement non autorisé, c'est bien la place en elle-même qui sera jugée par les forces de l'ordre. Tout arrêt qui s'avère «abusif, gênant, très gênant et/ou dangereux» est passible d'une amende. Celle-ci est de 135 euros : «Tout arrêt ou stationnement très gênant pour la circulation publique prévu par le présent article est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe».

De même, le fait de laisser son véhicule tourner pendant son absence est une infraction : un arrêté du ministre des Travaux Publics et des Transports de 1963 explique que «les véhicules en stationnement doivent avoir leur moteur arrêté. Sauf en cas de nécessité». Une décision corroborée par l'article R. 318 - 1 du code de la route : «les véhicules à moteur ne doivent pas émettre de fumées, de gaz toxiques, corrosifs ou odorants, dans des conditions susceptibles d’incommoder la population. Ou de compromettre la santé et la sécurité publiques.»

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