Emmanuel Macron a salué la victoire de Friedrich Merz (CDU/CSU) aux élections législatives allemandes ce dimanche dans un scrutin marqué par la montée de l'extrême droite et dans un contexte international tendu.
Des défis de taille. Les élections législatives allemandes ce dimanche ont été marquées par une victoire de l'Union chrétienne-démocrate (CDU/CSU) de Friedrich Merz, qui a obtenu 28,6% des voix dans un contexte où l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), parti d'extrême droite, deuxième, a réalisé une percée historique avec 20,8% des suffrages.
Emmanuel Macron a salué le succès de Friedrich Merz, affirmant sa détermination à «faire de grandes choses» avec l'Allemagne. «Je viens de m'entretenir avec Friedrich Merz pour le féliciter de sa victoire» et avec le chancelier Olaf Scholz.
«Nous sommes plus que jamais déterminés à faire de grandes choses ensemble pour la France et pour l'Allemagne et travailler à une Europe forte et souveraine. Dans cette période d’incertitude, nous sommes unis pour faire face aux grands défis du monde et de notre continent», a posté sur X le chef de l'Etat, qui va rencontrer Donald Trump ce lundi pour parler notamment de la sécurité de l'Ukraine et de l'Europe.
Je viens de m'entretenir avec @_FriedrichMerz pour le féliciter de sa victoire aux élections allemandes.
J’ai aussi eu un échange avec @OlafScholz pour lui dire mon amitié en cette soirée.
Nous sommes plus que jamais déterminés à faire de grandes choses ensemble…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 23, 2025
Un gouvernement «aussi vite que possible»
Friedrich Merz, positionné à droite dans son parti, souhaite la formation d'un gouvernement «aussi vite que possible» afin d'agir face aux enjeux internationaux et allemands du moment.
«Le monde extérieur ne nous attend pas et il n'attend pas non plus de longues négociations de coalition (...). Nous devons vite redevenir opérationnels pour faire ce qu'il faut sur le plan intérieur, pour redevenir présents en Europe», a-t-il déclaré à Berlin.
Partisan d’une rigueur budgétaire, il devra clarifier la position de l’Allemagne vis-à-vis des États-Unis, de la Chine et de l’Union européenne, en particulier sur des dossiers comme l’Ukraine, la défense européenne et le commerce international.
Fervent défenseur d’une politique migratoire stricte, il est également sous pression pour durcir les règles d’immigration sans tomber dans les positions radicales de l’extrême droite.
Avec un paysage politique fragmenté et inédit, Friedrich Merz doit composer une coalition solide, possiblement avec le SPD, le parti d’Olaf Scholz, qui n’a recueilli que 16,4 % des voix. Le chef de file de la CDU a exclu toute collaboration avec l'AfD.