La ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé a annoncé ce samedi le lancement d’une «circulaire interministérielle» pour «contrôler les salons de massage et fermer ceux qui abritent la prostitution».
«On ne peut pas accepter qu'au cœur de nos villes on fasse du racolage avec des visages d'enfants avec de prétendus massages». Dans un entretien accordé au Parisien ce samedi, Aurore Bergé, ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a annoncé vouloir lutter intensément contre les «prétendus salons de massage qui ne sont rien d’autres que des lieux d’exploitation sexuelle».
L’association Zéro Macho, citée par la ministre, a recensé, rien qu’à Paris, 426 salons de massage qui offriraient des services sexuels tarifés.
«Tout le monde sait qu'on parle en réalité de traite d'êtres humains», a considéré Aurore Bergé qui a pour objectif «la fermeture de 100% des salons de massage qui sont de faux nez permettant la pratique de la prostitution et de l'exploitation sexuelle en France».
«Il n'y aura aucune tolérance»
Pour mener à bien cette mission, Aurore Bergé a annoncé le lancement «d’ici quelques jours» d’une circulaire interministérielle, avec le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, et le garde des Sceaux, Gérald Darmanin.
«On va se servir de plusieurs leviers», a expliqué Aurore Bergé, indiquant s’attaquer «à la fraude fiscale, au travail dissimulé, aux conditions de travail ou d’hébergement indignes et l’emploi de personnes en situation illégale». Celle-ci a également prévenu qu’il «n’y aura aucune tolérance».
Les femmes qui travaillent dans ces salons seront, elles, considérées en premier lieu comme «des victimes». «On les soutiendra financièrement, on les orientera vers des associations en mesure de les accompagner, de les réinsérer», a affirmé Aurore Bergé.
Le gouvernement de Gabriel Attal avait dévoilé en mai 2024 une stratégie nationale de lutte contre la prostitution qui comprenait un volet contre les «prétendus salons de massage abritant la prostitution».