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Marc Ferracci : «L’Amérique n’est plus une alliée aussi stable qu'elle a pu l'être»

Invité du Grand Rendez-Vous CNEWS-Europe1 ce dimanche, Marc Ferracci, ministre de l'Industrie, a considéré que «l’Amérique n’était plus une alliée aussi stable qu’elle a pu l’être», appelant à un renforcement des échanges entre les pays européens.

Des déclarations fortes. Invité du Grand Rendez-Vous CNEWS-Europe1 ce dimanche 2 mars, Marc Ferracci, ministre de l'Industrie, a abordé différents sujets, dont la crise avec Alger, la guerre en Ukraine mais aussi les droits de douane que souhaite imposer Donald Trump à l'Union européenne. 

Le 26 février dernier, le 47e président des États-Unis annonçait que les produits européens feront «prochainement» l'objet de 25% de droits de douane, soit le niveau auquel les produits canadiens et mexicains devraient également être taxés à partir de début avril. «Soyons honnêtes, l'Union européenne a été conçue pour emmerder les États-Unis», avait-il ajouté lors d'une réunion de son cabinet à la Maison Blanche.

En réaction à ses propos, Marc Ferracci a sorti les muscles. «La dissuasion nucléaire aujourd'hui, un seul pays de l'Union européenne en dispose, c'est la France. Un certain nombre de pays sont sous le bouclier nucléaire américain et ne peuvent que constater que l'Amérique n'est plus une alliée aussi fiable, aussi stable qu'elle a pu l'être ces dernières années, ces dernières décennies. C'est une évidence», a-t-il lancé ce dimanche. 

Avant d'ajouter : «Il y a des déclaration qui montrent que les lignes bougent, donc aujourd'hui, sur ce sujet, nous devons avoir une réflexion et un dialogue stratégique et c'est, je pense, le sens des échanges qui ont lieu aujourd'hui et qui auront lieu dans les prochains jours sur l'architecture de la défense européenne».

Emmanuel Macron avait appelé les Européens à «être unis et forts»

Peu après les déclarations tenues par Donald Trump, Emmanuel Macron se tenait au Portugal pour une visite d'État. Le président de la République appelait alors les Européens à «retrouver le goût du risque, de l’ambition et de la puissance» face à l’imprévisibilité actuelle des États-Unis.

En insistant sur le fait qu'il n'était «pas pour la vassalisation heureuse» vis-à-vis de l'Amérique. Au contraire, le président de la République avait affirmé que «les Européens peuvent être convaincus d’une chose : il leur faut plus que jamais être unis et forts». 

Pour y parvenir, le président français a assuré depuis l’Assemblée de la République portugaise que l'Union européenne devait «absolument faire des choix très profonds (…) en matière technologique, industrielle (et) de défense». 

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