Alors que les relations entre la France et l’Algérie se tendent encore, Bruno Retailleau a indiqué ce lundi qu’une «liste de plusieurs centaines de personnes qui ont des profils dangereux» est en train d’être rédigée pour être transmise à Alger.
Éviter un nouveau drame. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a indiqué, ce lundi 3 mars, travailler avec ses équipes sur une «liste de plusieurs centaines de personnes qui ont des profils dangereux» qu’il souhaite voir reprises par l’Algérie.
Ces individus présentent un danger «parce qu'ils ont commis des troubles à l'ordre public ou parce qu'ils figurent dans notre fichier des radicalisés pour terrorisme», a précisé sur BFMTV Bruno Retailleau, qui estime qu’il s’agira de «l’épreuve de vérité» pour Alger.
«Qu'on ne me dise pas demain, si jamais il y avait un problème dans les mêmes conditions que Mulhouse, que nous n'aurions rien essayé de faire. Je veux tout faire pour éviter cela», a-t-il poursuivi.
La question épineuse des imams algériens
«Ce que je souhaite, c'est que l'Algérie, encore une fois pour garantir la sécurité des Français, reprenne ses ressortissants, conformément au droit international», a ajouté Bruno Retailleau, rappelant que sa mission «est de protéger les Français».
Le ministre de l’Intérieur s’est par ailleurs expliqué sur l’octroi de visa à des imams venus du Maroc et d’Algérie pour le temps du Ramadan. Bruno Retailleau a estimé qu’il n’y avait pas lieu à une polémique et qu’il n’y avait «aucun paradoxe».
Interrogé sur l'octroi par le ministère de l'Intérieur de visas pour le temps du Ramadan à des imams venant surtout du Maroc mais aussi parfois d'Algérie, il a jugé qu'«il n'y a aucun paradoxe».
«C'est le Ramadan et nous accordons depuis des dizaines d'années des facilités à des imams, des psalmodieurs, qui viennent pendant 40 jours» et «sont strictement contrôlés», a-t-il détaillé, ajoutant préférer «des gens qui viennent sur une courte période plutôt que certains qui s'autoproclament imams et qui tiennent des discours de haine».