Eric Lombard a présenté ce vendredi à Bercy les 19 projets qui ont été sélectionnés dans le cadre du Fond Ukraine. Doté de 200 millions d'euros, il a pour but d'inciter les entreprises françaises à participer à la reconstruction du pays.
Une première initiative qui devrait en appeler d'autres. Le ministre de l'Economie Eric Lombard a accueilli ce vendredi à Bercy son homologue ukrainienne, Ioulia Svyrydenko, ainsi que le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot pour présenter les lauréats du Fonds Ukraine.
Financé à hauteur de 200 millions d'euros par les deux ministères, il avait par Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky été lancé en juin 2024. Son but est d'inciter les entreprises françaises à soutenir la reconstruction de l'Ukraine dans cinq secteurs prioritaires (énergie, eau, santé, déminage et infrastructures).
Des établissements de santé aux radars pour les aéroports
L'Ukraine a sélectionné 19 projets sur les plus de 70 proposés, notamment celui de Thalès, qui va déployer une station radar pour la remise en route du système de contrôle du trafic aérien civil, ou Shark Robotics, qui va fournir 40 robots pompiers de lutte contre les incendies.
L’industrie Française en première ligne pour reconstruire l’Ukraine et l’aider à se relever.
Ces entreprises lauréates s'apprêtent, dans les mois à venir, à intervenir directement sur le sol Ukrainien pour soutenir le déminage, renforcer la résilience du réseau électrique,… pic.twitter.com/IYlNkn4Nu8— Eric Lombard (@Eric_R_Lombard) March 7, 2025
Plusieurs entreprises du secteur de la santé vont également fournir des équipements pour les centres médicaux, durement touchés depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022. «Toutes ces initiatives seront déployées dans un an et demi au maximum, ce qui permettra des avancées visibles sur le terrain tout en démontrant l'efficacité du partenariat entre nos deux pays», s'est félicité Eric Lombard.
Une première étape vers d'autres investissements
«L'Europe est le premier soutien de l'Ukraine, quoiqu'en disent certains», a glissé Jean-Noël Barrot, en référence aux propos de Donald Trump qui a plusieurs fois déclaré que les Etats-Unis étaient les principaux contributeurs des aides versées à Kiev. «Nous avons la volonté de reconstruire ce qui peut déjà l'être, même si les combats continuent», a-t-il affirmé par la suite.
France is allocating €200 million to support Ukraine’s energy restoration, housing, healthcare, and demining efforts under the Ukraine Fund.
In Paris, we presented the first 19 projects selected for implementation—fast-tracked for completion within 16 months. These initiatives… pic.twitter.com/XW7GYV3Yyh— Yulia Svyrydenko (@Svyrydenko_Y) March 7, 2025
Ioulia Svyrydenko a espéré «que d'autres pays suivraient l'exemple» français. Notant que l'appel à projets du Fonds Ukraine avait été une réussite, la ministre a estimé que le Fonds n'était qu'un «début» dont elle a souhaité une «montée en puissance», pour que davantage d'entreprises françaises puissent participer à la reconstruction de son pays.
Et la tâche s'annonce colossale : selon la Banque mondiale, les dommages causés par la guerre se chiffrent à plus de 524 milliards de dollars.
«D'énormes dégâts pour notre pays, mais aussi, l'opportunité pour le secteur privé de se développer en Ukraine», a conclu la vice-Première ministre ukrainienne en charge de l’Économie.