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Blocages, débrayages… Quelles sont les raisons de la grève perlée des dockers qui dure depuis plusieurs semaines ?

Dunkerque est l'un des principaux ports touchés par ces grèves. [© Sameer Al-DOUMY / AFP]

Depuis plusieurs semaines, le bras de fer était lancé. Alors que de nombreuses grèves étaient menées par la Fédération Nationale des Ports et des Docks, opposée à une application de la réforme des retraites, une «suspension de l'ensemble des modalités de lutte» doit être instaurée à partir de ce lundi 17 mars.

Le Havre, Marseille, Nantes-Saint Nazaire, de nombreux ports de France sont touchés par un mouvement de grève massif. Les ouvriers portuaires, dockers et grutiers en particuliers réclament que «le gouvernement respecte ses engagements».

Dans un communiqué de presse paru le vendredi 14 mars, ils expliquent avoir rencontré «les Ministères des Transports et du Travail» ainsi que «Matignon». Leur but était de trouver un terrain d'entente pour sortir de ce «conflit» et on choisit de suspendre l'ensemble des modalités de leur lutte.

© Fédération Nationale des Ports et Docks C.G.T.

Dans ce texte, on peut lire la principale revendication de la FNPD : que «le gouvernement respecte ses engagements» et fasse en sorte que «la réforme des retraites ne s'applique pas aux Dockers et Travailleurs Portuaires». Il leur aurait été promis, il y a deux ans, qu'ils ne seraient pas concernés par les personnes devant travailler plus longtemps car la pénibilité de leur travail serait pris en compte.

Or, l'application de la réforme des retraites stipule que les dockers doivent cotiser deux années de plus, repoussant leur retraite de 62 à 64 ans.

La FNPD emploie les grands moyens

Pour y répondre, la Fédération Nationale des Ports et des Docks avait prévu plusieurs mouvements de grève : une suspension de l'activité durant 72 heures, les 18, 19 et 20 mars 2025, une «opération port mort» le 18 mars et des débrayages de 4 heures (entre 0h et 16h), le 10, 12, 24, 26 et 28 mars 2025.

Certains des ports les plus dynamiques du pays ont été secoué par ces appels à la grève. A Dunkerque, les activités sont arrêtées cette semaine jusqu'au samedi 15 mars, à 6h du matin. Aucun travailleur des 5 entreprises manutentionnaires (Terminal des Flandres, Brra SNM, Sea-bulk, STE Manutention et DBG) n'était en poste. Une première depuis 1992, année de la réforme des ports. A Marseille, la situation est notamment impactante pour la Corse, dont l'approvisionnement de la Métropole vient essentiellement de la cité phocéenne. Contacté par Corse Matin, Jacques Bindinelli explique : «C'est très compliqué. Nous travaillons, au maximum, à 50 % de nos possibilités».

Enfin, le port du Havre était également concerné. La suspension de l'activité maritime en son sein ayant des conséquences importantes sur les Antilles françaises, déjà largement touchées par l'inflation, de nombreux Français auraient pu en souffrir.

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