L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin s'est installé en tête du classement des personnalités politiques préférées des Français devant Edouard Philippe, selon une étude Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio publiée ce mardi.
Dominique de Villepin a le vent en poupe. L'ancien Premier ministre (2005 à 2007) et ministre des Affaires étrangères (2002 à 2004) sous la présidence de Jacques Chirac se maintien en tête du classement des personnalités politiques préférées des Français.
Selon une étude Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio* publiée ce mardi, il cumule 54% de bonnes opinions, soit une hausse d'un point par rapport au mois de février dernier où il avait décroché la première place, sur le fil du rasoir, face à Edouard Philippe.
Des positions contre Benjamin Netanyahou et Bruno Retailleau
Le premier chef du gouvernement d'Emmanuel Macron conserve néanmoins un solide capital de 53% d'opinions favorables, devant trois autres ex-Premiers ministres, Michel Barnier (50%), Jean Castex (47%) et Gabriel Attal (47%).
Dominique de Villepin a gagné du terrain après une série de déclarations très tranchées sur le conflit à Gaza. Il a fait part de son opposition à l'offensive décidée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou sur le territoire palestinien, lui reprochant de «vouloir corriger la situation de la région par la force».
Il a également critiqué à plusieurs reprises la «surenchère» du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau sur l'Algérie, l'invitant à laisser agir les diplomates et à ne pas céder à «la tentation du règlement de comptes» dans le cadre du conflit qui oppose Paris et Alger depuis plusieurs mois.
Dominique de Villepin est surtout soutenu à gauche, avec 59% de bonnes opinions - dont 68% à la France insoumise et 74% au Parti communiste - contre seulement 41% à droite, notamment dans son ancienne famille politique des Républicains (47%).
Celui qui s'était fait remarquer par son discours tenu à l'ONU en 2003 contre la guerre menée par les Etats-Unis en Irak semble laisser transparaître des ambitions pour la prochaine élection présidentielle, même s'il s'en défend publiquement.