«Le système a sorti la bombe nucléaire car nous sommes sur le point de gagner l'élection présidentielle», a affirmé ce mardi Marine Le Pen, condamnée la veille notamment à cinq ans d'inéligibilité.
Nouvelle prise de parole pour Marine Le Pen, ce mardi, lors d’une réunion avec les députés de son parti politique à l’Assemblée nationale. En présence de Jordan Bardella, la cheffe de file du RN a estimé que le «système a sorti la bombe nucléaire», au lendemain de sa condamnation à une peine d’inéligibilité de cinq ans, avec exécution immédiate, pour des faits de détournement de fonds publics.
«S'ils utilisent une arme aussi puissante contre nous, c’est évidemment parce que nous sommes sur le point de gagner les élections», a-t-elle affirmé, reflétant les propos tenus par Jordan Bardella ce matin sur CNEWS. En effet, le président du RN a affirmé que cette condamnation n’avait qu’un «but», celui «d’éliminer Marine Le Pen de la course».
Pour rappel, cette inéligibilité bloque le passage de Marine Le Pen pour une quatrième course vers l’Élysée.
Marine Le Pen pense pouvoir gagner en appel
On le sait, la députée compte faire appel de cette décision. «On ne se laissera pas faire», a ainsi martelé Marine Le Pen, soutenant vouloir «défendre les Français», et, alléguant aussi vouloir «défendre le pays». «Aujourd’hui, la France est en train de vaciller. Elle vacille sur ses principes. Elle vacille sur ses valeurs», a-t-elle avancé, sous les applaudissements des membres de son groupe.
«Nous allons user de tous les moyens qui sont à notre disposition pour permettre aux Français de choisir leur futur dirigeant», a aussi une nouvelle fois indiqué Marine Le Pen qui, vraisemblablement confiante, a ajouté : «Et nous allons gagner».
Un procès en appel ne devrait, néanmoins, pas arriver de sitôt. En effet, selon plusieurs avocats, le procès ne devrait pas se tenir avant le premier tour de la prochaine élection présidentielle.
De plus, cette procédure, vouée à durer plusieurs longs mois, ne garantit pas à la condamnée en première instance d’être relaxée ou, de voir sa peine être réduite.
Une «honte» pour la démocratie française
Finalement, la cheffe de file du RN a assuré faire face à un «scandale démocratique», une «honte» qui fait office de «tache» sur la France.
Force est de constater que cette décision a divisé la sphère politique française, et a fait couler de l’encre en France, mais aussi en Europe. Nombreux ont été les alliés et figures de la droite nationale européenne à dénoncer la décision de la justice.
Outre-Atlantique, le président américain Donald Trump s’est également exprimé, quelques heures après son bras droit, Elon Musk.