A Saint-Denis, ces images d'affrontements entre policiers et jeunes de cité ont fait le tour des réseaux sociaux. Deux agents ont été visés par une enquête pour «faits de violence avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique» alors que deux adolescents mineurs ont été placés en garde à vue.
Une scène impressionnante. A la suite d'un rodéo urbain, qui a entraîné un contrôle de police ayant rapidement dégénéré, deux véhicules ont été pris à parti par une vingtaine de jeunes de cité. Pour sortir de ce guet-apens, les policiers en danger ont adopté une conduite controversé.
La situation a dégénéré lorsque les force de l'ordre ont décidé de confisquer 3 deux-roues à l'issue de leur intervention. Des affrontements ont éclaté, comme on peut le constater sur la vidéo filmée depuis un bâtiment publiée sur les réseaux sociaux. Les jeunes rebelles étaient armés de barres de fer et de barrières de chantier.
Une «inversion des valeurs», un «scandale», «on marche sur la tête !»
William Maury, délégué général alliance Police Nationale (syndicat policier) s'est exprimé pour CNEWS : «La réalité, quand on intervient pour des scooters ou des deux-roues et que l'on est en voiture, c'est que l'on ne peut pas faire ce que l'on veut ni prendre de risque car en cas de chute provoquée, c'est l'agent qui va être poursuivi».
L'enquête ouverte dénonce des manoeuvres potentiellement dangereuses de la part des deux agents de police. Un constat que ne partage pas William Maury, qui plaide la légitime défense : «C'est une inversion des valeurs. On marche sur la tête ! C'est un scandale. Mes collègues n'ont commis aucune faute, ils ont sauvé leur peau. A quel moment va-t-on nous demander de poser nos armes, de rester dans nos commissariats et de laisser faire ?»