Le parquet Belfort a ouvert une enquête après la disparition d'une jeune maman âgée de 16 ans et de son bébé âgé d'un mois et demi. La mère a quitté, le 21 mars dernier, le centre maternel dans lequel elle était prise en charge avec sa fille.
Ce lundi 7 avril, le parquet de Belfort a confirmé à CNEWS l’ouverture d’une enquête à la suite de la disparition, jugée inquiétante, de Zoé, une jeune maman de 16 ans, et de son enfant d’un mois et demi, Inaya. Leur disparition remonte à près de trois semaines, et plus précisément depuis le 21 mars.
En effet, et comme l’indique Le Parisien, Zoé et sa petite fille ont quitté leur foyer de Belfort où elles étaient placées par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Selon le parquet de Belfort, joint par CNEWS, les enquêteurs n’ont pas connaissance de l’état de santé du nourrisson au moment de la disparition.
«Rien ne dit qu’elle ne va pas bien, mais compte tenu du fait que nous ne savons pas du tout où elle est prise en charge et vu son très jeune âge, sa disparition est considérée comme très inquiétante», a expliqué le ministère public à CNEWS.
À la suite de la disparition de Zoé et de son nourrisson, la police nationale de Belfort a publié un avis de «disparitions inquiétantes de personnes mineures». Âgée de 16 ans, la jeune maman est décrite comme étant grande et de corpulence mince. Elle a les cheveux longs et noirs. Elle mesure environ 1m75.
Lors de sa disparition, Zoé portait une robe neige, un gilet noir et des bottes en cuir. D'après la police nationale, Inaya est «probablement transportée dans une poussette».
Il faut savoir que Zoé avait été placée dans un foyer de l’ASE situé en région parisienne durant sa grossesse. Puis, elle a été transférée dans un centre mère enfant de Belfort. Elle entretient une relation compliquée avec sa mère qui vit dans ce même centre maternel.
«Un risque de décompensation»
Comme l'affirme Le Parisien, et dont les informations ont été confirmées à CNEWS, Zoé est connue pour sa consommation de stupéfiants. Une consommation qu’elle aurait poursuivie durant sa grossesse puis diminuée après la naissance de sa fille.
De ce fait, le parquet craint que le nourrisson présente «un risque de décompensation en raison de la consommation de drogue de la maman durant la grossesse».
Le jour de sa disparition, Zoé avait eu un accrochage verbal avec un des éducateurs de son foyer. Elle était alors partie se promener avec sa fillette sans regagner le centre mère enfant en fin de journée. Elle avait pris le train afin de rejoindre la région parisienne.
«On pense qu’elle est chez des proches. Avec l’appel à témoins, on espère qu’un voisin, un témoin signale leur présence», a expliqué à nos confrères un enquêteur de la brigade de protection de la famille de Belfort en charge de l’enquête.
Le service départemental de la police judiciaire du commissariat de Belfort, en charge des investigations, et la brigade de protection de la famille qui mène l'enquête, a déployé des photographies de la maman avec un numéro à joindre si des témoins venaient à la localiser avec sa petite fille d’un mois et demi.
Si vous avez la moindre information, vous pouvez contacter le numéro suivant : 03.84.58.50.02.