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Sciences Po Strasbourg pourrait mettre un terme ce mardi à son partenariat avec une université israélienne

Si le partenariat entre les deux universités avait déjà été suspendu en juin 2024, avant d’être restauré en décembre, rejeter l’avis du comité serait risqué pour la direction. [FREDERICK FLORIN / AFP ]

Le conseil d’administration de Sciences Po Strasbourg doit se prononcer, ce mardi, à propos de la recommandation du comité d'examen concernant le maintien ou non du partenariat avec l'université Reichman de Herzliya (Israël).

Un sujet de discorde. Le conseil d’administration (CA) de Sciences Po Strasbourg doit se réunir, ce mardi, afin de décider de la poursuite, ou non, de son partenariat avec l’université israélienne Reichman. Selon France 3 Régions, un avis, qui sera soumis au vote du Sénat, devrait pencher «en faveur de la résiliation du partenariat, et pour la recherche d'une nouvelle université partenaire».  

Une idée à laquelle n’adhère pas le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, affirmant qu’un «établissement ne peut pas décider d’arrêter un partenariat pour des raisons politiques», selon Le Parisien. Ce dernier a par ailleurs fait savoir qu’il saisira le tribunal administratif le cas échéant.  

Un rapport d'une trentaine de pages  

L’avis qui sera soumis au vote du CA a été rédigé par un comité d’examen désigné en mars dernier. Ce dernier est composé de dix membres, cinq étudiants et cinq enseignants de Sciences Po. Ensemble, ils ont écrit un rapport d’une trentaine de pages, afin de rendre un avis «unanime, basé sur des considérations académiques», selon France 3 Régions. 

Si le partenariat entre les deux universités avait déjà été suspendu en juin 2024, avant d’être restauré en décembre, rejeter l’avis du comité serait «risqué» pour la direction car cela serait mettrait à mal le compromis signé avec les étudiants bloqueurs, approuvé par la présidence de l’université. «Tout le monde a intérêt à voter pour. Ça fermerait ce moment de contestation, et les cours et les activités universitaires reprendraient normalement», relate France 3 Régions. 

Les opposants au partenariat accusent l'université Reichman de tenir des positions «dénuées de toute perspective humaniste, pacifiste et critique au regard de la guerre en cours» à Gaza.

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