La ministre de l’Éducation nationale, Elisabeth Borne, a démenti ce mardi 8 avril vouloir orienter les élèves dès la maternelle, comme elle l’avait laissé entendre lors d’une interview réalisée lundi sur une chaîne politique.
Une polémique suivie d’un virage à 180 degrés. Vivement critiquée pour des propos tenus lundi au sujet de la nécessité pour les enfants d’avoir une idée de leur orientation professionnelle dès le plus jeune âge, la ministre de l’Éducation nationale, Elisabeth Borne, a rétropédalé ce mardi.
«Non! On ne va pas orienter les élèves dès la maternelle», a assuré l’ex-Première ministre sur X.
Dans son message publié, la ministre de l’Éducation nationale a jugé qu'il fallait veiller surtout à ne pas conditionner les choix d'orientation des élèves, notamment entre filles et garçons.
«Aujourd'hui le goût des filles pour les mathématiques à l'entrée au CP est le même que celui des garçons. Au bout d'un trimestre, il y a un écart au détriment des filles qui se creuse tout au long de la scolarité. Nous devons dès le plus jeune âge permettre à chaque élève de développer ses capacités, sa confiance en soi et son goût d'apprendre», a conclu Elisabeth Borne.
Non ! On ne va pas orienter les élèves dès la maternelle !
Au contraire, on doit veiller à ne pas conditionner leurs choix d'orientation :
- Aujourd'hui le goût des filles pour les mathématiques à l'entrée au CP est le même que celui des garçons.
- Au bout d'un trimestre, il… https://t.co/NngfynyFgD— Élisabeth BORNE (@Elisabeth_Borne) April 8, 2025
Abordant le sujet de l'orientation lundi soir sur LCP, la ministre de l'Éducation avait estimé que celle-ci ne devait pas être «définie» au moment de Parcoursup mais envisagée bien plus tôt.
«Il faut se préparer très jeune, dès le départ, presque depuis la maternelle, à réfléchir à la façon dont on se projette dans une formation et dans un métier, demain», avait averti la ministre lundi.
«Son point revient à dire que c'est dès le plus jeune âge qu'on doit veiller à ce qu'on ne conditionne pas le choix des élèves, et qu'on aide chaque élève à découvrir ses capacités, à développer sa confiance en soi et son goût d'apprendre. C'est plutôt de dire que l'accompagnement dès le plus jeune âge permet, par la suite, d'avoir une orientation plus éclairée», a assuré un membre de l’entourage d’Elisabeth Borne à l’AFP.