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«7 femmes pas mariables en islam», «le diable aime le divorce» … L'inquiétant succès des influenceurs à tendance salafiste

Sur les réseaux sociaux, les vidéos prônant un islam rigoriste et antiféministe se multiplient. Imam, enseignant en religion ou simple conférencier, ces nouveaux influenceurs maîtrisent parfaitement les codes des réseaux sociaux et s’en servent pour diffuser leur vision de la religion.

Une prolifération inquiétante. Les influenceurs à tendance salafiste se multiplient sur les réseaux sociaux, dont ils maîtrisent les codes, et partagent dans des vidéos leur vision de la religion.

«On a culpabilisé l’homme. On a fait sortir la femme du foyer. Une fois qu’on a fait sortir la femme du foyer, on lui enlève le hijab. Une fois qu’on lui enlève le hijab, ça y est, elle devient la proie de toute société marchande», peut-on entendre dans l’une d’elles.

Les thèmes de ces vidéos varient et peuvent malheureusement être très antiféministes. «7 femmes pas mariables en islam», «le diable aime le divorce», «sa femme voulait travailler : voilà ce qui s’est passé», ou encore «peut-on épouser une femme qui mange du porc».

Arnaud Lacheret, professeur en sciences politiques, a expliqué à CNEWS que ces influenceurs «sont des prêcheurs très clairement à tendance salafiste. Ils n’ont pas de message spirituel, coranique ou quoi que ce soit, c’est davantage un guide de bonne conduite».

Des millions de spectateurs

Des vidéos de moins d’une minute vues plusieurs centaines de milliers de fois et qui trouvent un écho chez les plus jeunes. Le risque ? Favoriser le séparatisme.

En effet, «à cet âge-là, qui est de l’adolescence et de la post-adolescence, cela va enfermer complètement les gens, va les isoler et va faire en sorte globalement qu’ils ne se retrouveront absolument pas dans la société française classique», précise Arnaud Lacheret.

Dans les faits, les propos sont difficilement sanctionnables car toujours à la limite de la légalité. «Ils arrivent à trouver une ligne de crête parfaite qui leur permet d’avoir des millions d’abonnés, des millions de personnes qui regardent leur prêche et les autorités françaises seront complètement démunies», poursuit le professeur de Sciences politiques.

Il faut noter qu'une majorité des vidéos traitant de l'islam restent purement dans une optique d'enseignement. De leur côté, les différentes plates-formes assurent supprimer les contenus ne respectant pas leurs règles communautaires. 

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