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«Vous n’avez rien à faire dans ce pays» : la classe politique dénonce les insultes racistes contre Naïma Moutchou, la vice-présidente de l’Assemblée

La vice-présidente de l'Assemblée nationale va porter plainte. [Ludovic MARIN / AFP]

L’ensemble de la classe politique a apporté son soutien ce mardi à la vice-présidente de l’Assemblée nationale Naïma Moutchou, qui a annoncé porter plainte après avoir reçu une lettre proférant des insultes racistes à son encontre. 

«Vous avez une gueule d’arabe - vous n’avez rien à faire dans ce pays qui ramasse tous les déchets du monde». Ce sont les insultes racistes reçues et dénoncées par Naïma Moutchou, la vice-présidente de l’Assemblée nationale, ce lundi dans un courrier qui lui était adressée. «C’est violent, c’est raciste, c’est une honte», a-t-elle déclaré sur X, en diffusant la lettre, écrite sur un article de presse. 

Si la vice-présidente du Palais-Bourbon, cadre d’Horizons, le parti d’Edouard Philippe, a annoncé le dépôt d’une plainte, elle a également reçu le soutien de l’ensemble de la classe politique, de tous bords. 

«Racisme puant, ils donnent la nausée, ils font honte à la République. Tout mon soutien», a publié mercredi le chef des députés socialistes Boris Vallaud sur X. 

«Infecte. Face au racisme, soutien indéfectible chère Naïma Moutchou», a de son côté écrit Mathilde Panot, présidente des députés insoumis. 

«Je ne m’excuserai jamais d’être ce que je suis»

La députée du Val-d’Oise a également reçu le soutien de Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale. 

«Les mots du pire. Le racisme n’a pas sa place dans notre République. Aucune forme de haine n'a sa place. Il nous faut condamner sans réserve, combattre sans relâche. Toute ma solidarité et mon soutien à Naïma Moutchou», a-t-elle déclaré sur ses réseaux sociaux.

Dans sa réaction à ces insultes, Naïma Moutchou a également adressé une pensée pour ses parents, «pour leurs sacrifices, leurs mains usées, leur dignité, leur silence». «Je suis française et je suis d’origine marocaine. Je ne m’excuserai jamais d’être ce que je suis ni de défendre ce que je crois juste», a-t-elle réagi.

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