Alors que plusieurs établissements pénitentiaires ont été pris pour cible, des inscriptions «DDPF» ont été découvertes sur les lieux de plusieurs attaques. Ce groupe trouverait ses origines sur les réseaux sociaux.
Des actes «terroristes» pour Gérald Darmanin. Depuis ce week-end, plusieurs établissements pénitentiaires ont été la cible d’attaques, le dernier en date étant la prison de Tarascon. Alors que des véhicules ont été incendiés et des tirs à l’arme automatique constatés, des inscriptions «DDPF» (comme Défense des Droits des Prisonniers Français), ont été aussi été découvertes sur les lieux.
Jusqu’ici inconnu des autorités françaises, ce groupe a revendiqué plusieurs actions menées contre les prisons.
Cette nuit à Marseille, 10 véhicules pénitentiaires ont été tagués de l’inscription « DDPF » (Droits Des Prisonniers Francais). C’est une honte absolue. Je réaffirme mon soutien aux agents pénitentiaires pour leur courage.
En France, les conditions de détention sont loin d’être… pic.twitter.com/0xkBP0BeYV— Martine Vassal (@MartineVassal) April 15, 2025
«Nous ne sommes pas des terroristes, nous sommes là pour défendre les droits de l'Homme à l'intérieur des prisons», a-t-il ainsi écrit sur son canal Telegram. Crée le 12 avril dernier, celui-ci totaliserait environ un millier d’abonnés, a rapporté Franceinfo.
Des menaces directes visant les surveillants pénitentiaires
Sur Telegram, les internautes expriment leur mécontentement vis-à-vis des conditions de détention en France. «Surveillants, démissionnez tant que vous le pouvez si vous tenez à vos familles et à vos proches», est-il par exemple écrit dans les messages. «Les démonstrations de force de ces derniers jours ne sont rien», «sachez que notre mouvement s'étend dans toute la France», est-il aussi indiqué.
Des revendications telles que la surpopulation carcérale ou la fouille des détenus, jugées «humiliantes» sont apparues sur le groupe. Des vidéos ont aussi été publiées sur lesquelles des hommes cagoulés incendient des voitures d’agents pénitentiaires devant les établissements.
Selon les chiffres du ministère de la Justice, en France, 79.300 personnes étaient détenues au 1er janvier 2025 au sein d'un établissement pénitentiaire, pour un total de 62 539 places, soit un taux d'occupation de 131%.