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Attaques de prisons : trois véhicules incendiés devant la prison de Tarascon

La prison de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône a été visée par une attaque dans la nuit de ce mardi à mercredi 16 avril. [Gérard JULIEN/AFP]

Après notamment Agen et Toulon, la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône) a été attaquée dans la nuit de ce mardi à mercredi 16 avril. Trois voitures ont été incendiées devant l'établissement pénitentiaire.

Des attaques qui se multiplient. Trois véhicules appartenant à des personnels pénitentiaires ont été incendiés tôt ce mercredi 16 avril devant la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône).  

Les faits se sont déroulés aux alentours de 5h20 du matin sur un parking «isolé, réservé aux personnels, grillagé et l'accès sécurisé par un digicode», a indiqué e procureur de Tarascon, Laurent Gumbau. A priori aucune inscription n'a été retrouvée sur les lieux, a-t-il précisé.

«C’est une intimidation grave. Il faut prendre les choses avec beaucoup de fermeté», a estimé ce matin sur CNEWS, Gérald Darmanin, ministre de la Justice. «On ne va pas reculer, car si l’Etat recule, il n’y a plus de protection des français», a-t-il ajouté.

Cet événement intervient au lendemain d'attaques coordonnées contre plusieurs établissements pénitentiaires en France, a encore indiqué Laurent Gumbau.

Le sigle DDPF retrouvé sur plusieurs sites

Selon plusieurs médias comme BFMTV ou franceinfo, un incendie s’est également déclaré dans la cage d’escalier d’un immeuble dans lequel réside un agent pénitentiaire, en Seine-et-Marne.

Le signe DDPF (Défense des droits des prisonniers français) a été retrouvé sur les lieux. Cette inscription avait déjà été découverte sur les véhicules et les murs des prisons de Toulon (Var), de Nanterre (Hauts-de-Seine), d’Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône) et de Valence (Drôme).

Alors que des enquêtes ont été ouvertes par les parquets locaux, le Parquet national antiterroriste (Pnat) a ensuite annoncé se saisir des investigations pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.  

Dans son communiqué, l’entité a expliqué s'être saisi de l'enquête à cause de la «nature de ces faits, les cibles choisies et le caractère concerté d'une action commise sur de multiples points du territoire, ainsi que l'objectif qu'ils poursuivent de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation tel que revendiqué sur les réseaux sociaux par un groupe baptisé “DDPF”».

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