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Discours complotistes, dérives sectaires... Le ministre de la Santé déclare «la guerre à la désinformation médicale»

Yannick Neuder souhaite également renforcer l’implication «déterminante» des plates-formes numériques dans cette lutte. [Ludovic MARIN / AFP ]

Le ministre chargé de la Santé, Yannick Neuder, a fait part, lors d’un colloque au ministère, de son souhait de mettre fin à la «désinformation». Il a affirmé qu'elle pouvait gravement nuire «à la santé et, dans le domaine médical, elle peut tuer». 

«Je souhaite qu'aujourd'hui soit le jour 1 de la guerre contre la désinformation». Ce sont les mots de Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé, lors d’un colloque organisé au ministère contre «l'obscurantisme et la désinformation en santé». 

Il a assuré que la «désinformation nuit gravement à la santé et, dans le domaine médical, elle peut tuer». Le ministre a choisi, pour appuyer ses propos, de donner l’exemple de patients atteints de cancers qui arrêtent leur chimiothérapie pour des méthodes alternatives à l'efficacité pas avérée scientifiquement.   

«Une priorité stratégique pour l'État» 

Lors de ce colloque, le ministre a assuré que la lutte contre la désinformation en santé «s'impose comme une priorité stratégique pour l'État». 

Dernièrement, les propos du ministre de la Santé américain, Robert Kennedy Jr, établissant notamment la théorie qu’un lien entre vaccins et autisme pourrait exister, n’a fait qu’empirer le sentiment de désinformation, selon Yannick Neuder, qui estime que ces déclarations doivent «nous faire réagir». 

Alors, pour «faire de la défense de la science une politique publique à part entière», le ministre a défini plusieurs axes à explorer, notamment la création d'un «observatoire national dédié à la désinformation» ou d'un «programme national d'éducation critique en santé» en lien avec l’Éducation nationale. 

Mieux «riposter»  

Yannick Neuder souhaite également renforcer l’implication «déterminante» des plates-formes numériques dans cette lutte, pendant que certains géants du numérique «prennent le sens inverse et réduisent au contraire leur politique de modération». 

L’un des autres objectifs, pour le ministre, est de tenter de mieux «riposter», en créant, par exemple, «un label», qui pourrait être attribué à des personnalités ou des instituts garantissant qu'ils donnent une information médicale fiable. 

Yannick Neuder a enfin été interrogé sur le développement des pratiques de soins non conventionnelles, y compris dans certains établissements de santé, épinglé dans le récent rapport de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). À ce sujet, il a informé qu’il regarderait «avec attention» que l'on ne véhicule pas «nous-mêmes de fausses informations». 

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