Echanger des migrants pour lutter contre les réseaux criminels de passeurs ? L'idée fait son chemin au sein des gouvernements français et britannique et reposerait sur le principe de «un pour un».
Bientôt des migrants échangés entre la France et le Royaume-Uni ? Si rien n'est acté pour le moment, les discussions continuent et serviraient à limiter l'influence des réseaux de passeurs.
Les échanges portent sur la mise en place, «pour une durée limitée», d'une «expérimentation» qui reposerait sur le «principe de un pour un», a précisé le ministère de l'Intérieur à l'AFP.
Concrètement, un migrant se trouvant au Royaume-Uni obtiendrait une admission sur le territoire français au titre du regroupement familial et, en contrepartie, «une réadmission de clandestins qui ont réussi à traverser la Manche (avec plusieurs conditions)», indique le ministère dirigé par Bruno Retailleau.
«intensifier la collaboration avec la France et d'autres pays européens»
«La mise en place de voies légales, d’une part, et de réadmissions pour dissuader les filières de trafiquants de migrants, d’autre part, font partie des éléments de solution», a ajouté le ministère, qui souhaite qu'un «accord européen» soit trouvé sur le sujet.
Même son de cloche du côté de l'homologue britannique de Bruno Retailleau. Le ministère de l'Intérieur britannique souhaite «intensifier» la «collaboration avec la France et d'autres pays européens confrontés aux mêmes défis».
À noter qu'en février dernier, les deux pays ont prolongé d'un an l'accord permettant à Londres de financer une partie des contrôles réalisés côté français pour limiter les traversées de la Manche.
Sur l'ensemble de l'année 2024, environ 36.800 arrivées de migrants ont été enregistrées côté britannique, soit une hausse de 25% par rapport à 2023.