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Grève à la SNCF du 5 au 11 mai : la menace d'un mouvement social de plus en plus vraisemblable ?

«Certains syndicats ne semblent pas vouloir avancer vers un apaisement», a déploré jeudi le ministre des Transports Philippe Tabarot. [Olivier CHASSIGNOLE/AFP]

Alors que SUD-Rail et d’autres syndicats ont appelé à la mobilisation des contrôleurs au début du mois de mai, le ministre des Transports Philippe Tabarot a déclaré que les choses «ne semblent pas vouloir avancer vers un apaisement».

L’étau se resserre autour des voyageurs. «Certains syndicats ne semblent pas vouloir avancer vers un apaisement», a déploré jeudi 24 avril le ministre des Transports Philippe Tabarot, qui a dit toutefois espérer que ceux-ci «reviennent à la raison», permettant d'éviter une grève à la SNCF le week-end du 8 mai.  

«Je pense que la direction de la SNCF veut continuer le dialogue social. Il y a un certain nombre de revendications sur lesquelles ils souhaitent avancer», a-t-il assuré sur RTL.  

Mercredi après-midi, une réunion de deux heures entre la SNCF et SUD-Rail s'est tenue au siège de l’entreprise ferroviaire. Dans leurs revendications, la CGT demande, par exemple pour les agents du service commercial trains (ASCT), «la revalorisation et la refonte de la prime de travail».

«J'ai espoir encore sur les capacités de Jean-Pierre Farandou (patron de la SNCF, NDLR) et Christophe Fanichet (PDG de SNCF Voyageurs, la filiale qui gère les trains, NDLR) à pouvoir trouver un accord et que certains syndicats reviennent à la raison», a aussi souligné Philippe Tabarot sur RTL.

100% des engagements tenus ?

Les contrôleurs sont appelés à se mettre en grève les 9, 10 et 11 mai, par Sud-Rail. La CGT-Cheminots, premier syndicat, a elle appelé à se mobiliser dès le 5 mai. Sud-Rail a également appelé les conducteurs à la grève le 7 mai, veille de jour férié.

La direction de la SNCF avait rappelé que «100% des engagements pris après le mouvement des contrôleurs fin 2022», notamment sur la rémunération, avait été «tenus». «Sur les salaires, nous avons fait le job lors des négociations annuelles, il ne peut y avoir de négociations semestrielles ou trimestrielles», avait estimé la direction de la société de transport, rappelant que l'augmentation moyenne des salaires des agents s'est portée à 2,2% pour 2025.

La direction a toutefois promis plus de visibilité sur les plannings de travail des contrôleurs, autre point de négociation avec les organisations syndicales qui reprochent des modifications de planning trop fréquentes. Philippe Tabarot a indiqué ne pas souhaiter «intervenir directement parce que je pense que ça affaiblirait l'Etat».

«Je fais confiance à la SNCF pour voir ce qui est juste et ce qui n'est pas juste en termes de revendications», a-t-il ajouté. Il a mis en avant les «usagers qui s'inquiètent par rapport à ce mois de mai qui s'annonce difficile» et doivent «avoir des informations pour pouvoir s'organiser».

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