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Réseaux sociaux : «il faut en interdire l’accès aux jeunes de moins de 15 ans», plaident Gabriel Attal et Marcel Rufo

Pour l’ancien Premier ministre Gabriel Attal et le pédopsychiatre Marcel Rufo, «l'état d'urgence doit être déclaré contre les écrans». [©Tverdokhlib/Adobe]

Dans une tribune co-signée dans le Figaro, Gabriel Attal et le pédopsychiatre Marcel Rufo tirent la sonnette d’alarme sur la santé des plus jeunes qu’ils ont estimée en déclin en raison des écrans.

Pour l’ancien Premier ministre Gabriel Attal et le pédopsychiatre Marcel Rufo, «l'état d'urgence doit être déclaré contre les écrans». Dans une tribune commune publiée dans Le Figaro, le duo a ainsi évoqué la création d'un «addict score» et d’un «couvre-feu numérique» pour «sauver» la jeunesse des effets délétères des réseaux sociaux.

«Entre anxiété, dépression ou troubles du comportement alimentaires… la santé de nos jeunes est en péril» et «la responsabilité des écrans est immense», ont affirmé Gabriel Attal et Marcel Rufo.

«Si nous ne faisons rien, les écrans et leurs contenus tueront notre jeunesse à petit feu et, à la fin, notre société toute entière», ont-ils poursuivi, un an après le rapport Enfants et écrans réalisé par une commission d'experts voulue par le président Emmanuel Macron.

Plusieurs pistes de réflexion

Alors que les adolescents «passent entre trois heures trente et cinq heures par jour devant un écran», l'ancien Premier ministre et le pédopsychiatre proposent de créer un «entretien d'évaluation» de la dépendance aux écrans à «l'entrée en 6e, puis en seconde».

Des vérifications d'âge similaires à celles imposées aux sites pornographiques pour interdire l'accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux et «un couvre-feu numérique» pour empêcher «de 22h à 8h du matin» cet accès aux jeunes de 15 à 18 ans sont aussi préconisés.  

Pour cette tranche d'âge, les réseaux sociaux devraient «passer en noir et blanc pour une heure au moins» après trente minutes d'usage, pour réduire leur attractivité.

Un «”addict-score” public, sur le modèle du Nutri-score» pourrait être créé pour «évaluer le potentiel addictif des applications et des plates-formes». Enfin, ils proposent que «2% des revenus générés» par les activités des plateformes en France aillent à un fonds finançant la recherche et la prise en charge de la santé mentale. 

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