Ce vendredi, la procureure de la République de Nîmes a tenu une conférence de presse sur l'affaire du meurtre d'Aboubakar Cissé dans une mosquée du Gard. Cette dernière évoque des motivations sanglantes, mais écarte la piste terroriste.
«Il n'y a, à ce stade, pas de qualification terroriste», a annoncé Cécile Gensac, la procureure de la République de Nîmes, ce vendredi lors d'une conférence de presse sur l'affaire du meurtre d'Aboubakar Cissé dans une mosquée du Gard.
Un meurtre sans revendications idéologiques selon la procureure, qui a affirmé que «les ressorts pour agir de l'agresseur sont très vite apparus comme profondément personnels : envie de tuer, quelle que soit la cible, et fascination morbide (...) les faits apparaissent donc à ce stade comme construits autour d'une envie obsessionnelle de tuer une personne». Elle a également précisé que le parquet national anti-terroriste ne s'était pas saisi des faits.
Le parcours de vie de la victime a par la suite été évoqué. Le jeune malien a été décrit comme un homme «dévoué», ayant fait une «insertion discrète» après son arrivée en France en 2018 et qui trouvait refuge à la mosquée.
«une envie obsessionnelle de tuer»
Le principal suspect à l'heure actuelle est un jeune «chrétien non-pratiquant» âgé de 20 ans et «très actif sur les réseaux sociaux», a poursuivi Cécile Gensac. Un jeune homme guidé par une «envie obsessionnelle de tuer», «qui avait annoncé en amont qu'il allait physiquement s'en prendre à quelqu'un».
L'enquête en cours devrait permettre de savoir «dans quelle mesure l'acte et le choix de son lieu ont été induits par la religion ou l'origine de la victime», selon la procureure. Quant à l'instruction, elle permettra «d'investiguer sur les circonstances du passage à l'acte, l'environnement de la victime et de l'auteur et aura en outre à se pencher sur l'expertise approfondie de sa personnalité et de sa responsabilité pénale».