Dans un avis publié le 30 avril dernier, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail a alerté sur l'administration d'antiparasitaires destinés aux chiens sur des chats ou des lapins, provoquant de graves effets indésirables.
Un appel à la prudence. Une agence sanitaire du gouvernement a mis en garde, mercredi 30 avril, sur l'utilisation d'un produit antiparasitaire destiné aux chiens sur les chats ou les lapins, car cela peut avoir des effets indésirables graves, voire mortels.
«Chaque année, des dizaines de chats et de lapins sont victimes d'effets indésirables dus à l'utilisation d'un antiparasitaire (contre les tiques, les puces ou les moustiques) destiné à une autre espèce», a indiqué l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) dans un avis.
Des effets indésirables graves pouvant entraîner la mort
La plupart des signalements d'effets indésirables sont liés à des antiparasitaires à base de perméthrine destinés aux chiens, utilisés sur des chats.
«L'emploi d'un produit non destiné à l'animal traité peut entraîner des effets graves, parfois mortels», tels que des «troubles neurologiques - tremblements, convulsions, agitation, coma - associés parfois à des troubles digestifs» constatés chez les félins, a précisé l'agence. «La gravité des symptômes s'explique par l'incapacité du chat à éliminer le composé de son organisme», a-t-elle expliqué.
De leur côté, les lapins peuvent être intoxiqués après l'administration d'antiparasitaires à base de fipronil, destinés aux chiens ou aux chats : les troubles (perte d'appétit, léthargie, convulsions) peuvent être mortels.
Dans les deux cas, «les formulations concentrées tels que les produits en pipettes sont particulièrement toxiques : quelques gouttes sur la peau ou léchées peuvent suffire à induire des effets graves», a prévenu l'Anses.
«Malgré les contre-indications indiquées sur les emballages et les notices d'utilisation des produits, ainsi que les communications faites auprès des vétérinaires et des propriétaires d'animaux», 82 cas d'effets indésirables ont été déclarés chez des chats en France l'an dernier, dont 34 graves et quatre mortels, et 19 dont trois graves chez des lapins.