Alors que l'utilisation d'un référendum refait surface dans le débat public, le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau a de nouveau exprimé ce dimanche son souhait de «demander aux Français» leur opinion sur la question migratoire.
«Quand la loi ne protège pas les Français, il faut changer la loi». Ce sont les propos tenus plus tôt cette semaine par Bruno Retailleau auprès de CNEWS, concernant une révision de la Constitution afin de pouvoir avoir recours au référendum. Ce dimanche, le ministre de l'Intérieur a, une nouvelle fois, exprimé son souhait de consulter les Français, lors d'un entretien accordé à nos confrères du JDD.
Dans un objectif de «restaurer la souveraineté» de la France, le locataire de la place Beauvau s'est en effet dit «favorable» au fait de faire appel à la Nation, expliquant croire «profondément en la souveraineté populaire».
utiliser le référendum oui, mais «à une condition»
Pour accéder au référendum, une révision de la Constitution serait donc nécessaire. Mais pas de quoi inquiéter Bruno Retailleau qui y est «favorable». En revanche, ce dernier précise que l'appel au peuple ne pourra se faire qu'«à une condition».
Premièrement sur la forme, le référendum ne devra pas être utilisé comme «un gadget», «un tour de passe-passe». Ensuite sur le fond, son utilisation ne se fera qu'autour de «questions fondamentales». Il s'explique, toujours dans les colonnes du JDD : «Je pense, bien sûr, au sujet migratoire et aux questions sociales qui s'y rapportent».
Si le ministre de l'Intérieur juge que «notre modèle social est bien plus généreux que celui de nos voisins européens, l'immigration y exerce une pression continue», il consulterait alors les Français autour de la «question migratoire», «parce qu'elle est au cœur de tout».
Mais sa justification ne s'arrête pas là. En consultant le peuple, Bruno Retailleau veut obtenir «une clarification démocratique». Plus tôt dans la semaine sur le plateau de CNEWS, il affirmait vouloir «reprendre les rênes».