«Je voulais être ici parce qu’avant tout je suis victime dans cette affaire. Je confirme vouloir devenir avocate, cela me parle directement. Cela rejoint mes convictions. Je voulais être ici pour écouter tout ce qui se passait et pour savoir ce que j’ai enduré ce soir-là et pouvoir tourner la page», a dit Kim Kardashian.
A la barre, Kim Kardashian a indiqué que ce braquage a marqué sa vie.
«J’ai suivi une thérapie. J’ai des enfants. Je dois les élever. Cela a impacté ma vie et cela a impliqué des changements drastiques. Il y a des mauvais souvenirs qui remontent lorsque j'entends quelqu’un monter les escaliers. Maintenant, la sécurité est renforcée autour de moi. C’est quelque chose qui est nécessaire pour qu’on puisse dormir la nuit».
Interrogée sur son ressenti lorsque certains médias ont cru qu'il s'agissait d'un «coup monté», Kim Kardashian a répondu.
Après les faits, des rumeurs avaient laissé penser que le braquage de Kim #Kardashian était un «coup monté». La star a réagi.
— Khalil Rajehi (@KhalilRajehi) May 13, 2025
«C’est vraiment blessant d’entendre ça. Cela va directement dans le cœur, cela blesse. Je me rappelle un jour, je me réveillais le matin et j’entendais dire que les autorités françaises avaient attrapé les malfaiteurs. Aux Etats-Unis, ils ont relayé l’information. Ce jour-là j’étais soulagée. Je me suis dit "enfin, on va me croire"», a-t-elle dit.
L'audience a repris.
Le 24 août 2017, l'un des dix accusés, Aomar Aït Khedache, a envoyé une lettre à Kim Kardashian :
«Madame,
C’est après vous avoir vu dans une émission à la télévision française, après avoir constaté votre émotion et réalisé les dégâts psychologiques que je vous ai infligés que j’ai décidé de vous écrire, non pas dans le but d’obtenir de vous quelque indulgence que ce soit, j’assume ce que j’ai fait et ne veux pas parler de l’affaire judiciaire en elle-même.
Je souhaite venir vers vous en être humain pour vous dire combien je regrette mon geste, combien j’ai été ému et touché de vous voir en larmes.
Sachez que je compatis pleinement à la souffrance que vous endurez, vous, vos enfants, votre mari et vos proches.
Depuis que j’ai pris connaissance de votre situation, ma conscience m’a dicté de prendre contact avec vous de la plus douce, et j’espère, la plus réconfortante des manières, bien sûr le passé ne se refait pas mais j’espère que cette lettre vous permettra d’oublier peu à peu le traumatisme que vous avez vécu par ma faute.
Avec mes plus sincères excuses »
L'audience est suspendue pour une durée de 15 minutes.
Kim Kardashian a réagi à la lettre envoyée par Aomar Aït Khedache en 2017, dans laquelle il présentait ses excuses pour les faits commis dans la nuit du 2 au 3 octobre.
«C’est très émouvant de recevoir ces mots. Surtout que je travaille dans le secteur de la justice et j’ai envie de devenir avocate. C’est quelque chose qui me touche profondément. Je crois aux secondes chances», a dit Kim Kardashian.
«Je me tiens du côté des victimes dans le secteur de la justice. J’apprécie les mots de cette lettre et je vous pardonne pour les faits qui ont été commis. Mais cela ne change pas l'émotion et les sentiments, le traumatisme et ma vie changée à jamais», a-t-elle ajouté, en regardant Aomar Aït Khedache
Kim Kardashian a fait savoir que cette opération était «prévue» par les braqueurs sur un ancien séjour. «C’est un braquage qui était prévu sur mon séjour précédent. C’était planifié. À l’époque, j’étais avec mon ex-mari. Ils (les agresseurs) n'ont pas réussi. C’est un choc de savoir qu’il s’agit d’une opération qui a été préparée en amont», a-t-elle dit.
Le président a demandé à Kim Kardashian de décrire ses deux agresseurs. «Je me rappelle que le plus petit en taille et en corpulence était proche de moi. Il y en avait un 2e qui portait l’arme et qui était plus grand (...) Celui qui était proche de moi était le plus petit des deux individus (…)/ Il y avait une différence de taille entre les deux», a-t-elle raconté.
Kim Kardashian a déclaré que le braquage a duré «plusieurs minutes» au cours desquelles elle a été ligotée et bâillonnée. Les individus avaient ensuite quitté les lieux.
«Je me demandais s’ils allaient revenir ou pas. Mes chevilles étaient toujours liées et j’étais bâillonnée. J’ai réussi à enlever le scotch de mes poignets grâce au robinet du lavabo de la salle de bain et j’ai sautillé jusqu’en bas des escaliers pour retrouver Simone», a dit la star américaine.
Devant la cour, Kim Kardashian a raconté son braquage. «Ils m’ont emmené dans la chambre. On m’a attaché les mains. J’ai regardé le concierge et je lui demandais si c’était la fin pour nous. Le concierge ne savait pas ce qu’il se passe. Ils ont utilisé un câble de cirage et un scotch. J’étais devenue hystérique. Il m’a dit «tais-toi, ça va bien se passer», a-t-elle dit, toujours en larmes.
Kim Kardashian était persuadée que les agresseurs allaient la «violer» et la «tuer». «J’étais certaine de mourir cette nuit-là. J’ai dit ils peuvent tout prendre mais il faut que je puisse rentrer chez moi, j’ai des bébés s’il vous plaît», a-t-elle dit.
À la barre, Kim Kardashian est revenue sur son braquage, indiquant s'être demandée «s'il s'agissait d'un attentat terroriste». «A l’époque il y avait beaucoup d’attentats terroristes dans le monde, cela m’arrivait d’en parler avec mes cercles. Ce soir-là, je me demandais s’il s’agissait d’un attentat terroriste», a-t-elle dit.
Kim #Kardashian : «A l’époque il y avait beaucoup d’attentats terroristes dans le monde. Cela m’arrivait d’en parler avec mes cercles (proches). Ce soir-là, je me demandais s’il s’agissait d’un attentat terroriste»
— Khalil Rajehi (@KhalilRajehi) May 13, 2025
La star américaine Kim Kardashian est présente ce mardi 13 mai à la cour d'assises de Paris pour témoigner sur le braquage qu'elle a vécu dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016. L'audience va pouvoir reprendre.
L’audience est suspendue. Elle reprendra à 13h30, par l’audition de la star américaine Kim Kardashian.
«Depuis les faits, j’ai arrêté de travailler avec des célébrités et de voyager. Désormais, je travaille dans le design d’intérieur. Je pense que cette expérience a été le changement, le déclencheur. Le fait de travailler avec des célébrités qui m’a fait prendre conscience des risques du métier», a raconté Simone Harouche.
D'après la styliste Simone Harouche, le braquage parisien de Kim Kardashian en 2016 a changé la vie de la star américaine. «Ce braquage a changé sa vie. En termes de sécurité, elle ne peut plus se rendre seule dans les endroits où elle va. Elle a perdu sa liberté. C’est horrible», a-t-elle dit.
À la suite des événements s'étant déroulés dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, Kim Kardashian avait décidé de quitter précipitamment la France. «Le départ aux Etats-Unis était précipité par les événements de la nuit. Nous avons pris le premier vol le matin du 3 octobre, au lieu de notre avion prévu le lendemain dans l’après-midi», a déclaré la styliste Simone Harouche à la barre.
Simone Harouche, 45 ans, donne sa version des faits. Le soir du braquage, et alors qu’elle venait d'entendre un bruit «terrifiant», la styliste de Kim Kardashian a décidé de verrouiller «la porte de ma chambre». «Il y avait du vacarme, des voix masculines qui parlaient très fort. J’entendais Kim Kardashian crier et j’entendais dans sa voix la terreur qu’elle a dû vivre».
«Lorsque Kim #Kardashian descendait les escaliers, j’étais toujours dans la salle de bain. Elle m’appelait par mon nom et me cherchait. C’est à ce moment-là que je suis sortie de la salle de bain, et on s’est rencontrées dans la chambre», a raconté Simone Harouche.
— Khalil Rajehi (@KhalilRajehi) May 13, 2025
Toujours à la barre, Simone Harouche revient sur le braquage de Kim Kardashian en 2016. «Quand j’ai vu mon amie avec ses pieds liés et sa robe de nuit, son état m’a fait penser qu’elle aurait été violée ou agressée violemment. Elle n’était pas dans son état normal», a-t-elle dit.
À la barre, la styliste Simone Harouche explique avoir entendu un bruit. «Il était terrifiant. Puis, j’ai entendu Kim Kardashian dire : "j’ai des enfants, laissez-moi en vie. Prenez ce que vous voulez et laissez-moi vivre"».
Il est 10h. C'est la styliste de Kim Kardashian qui témoigne à la barre. Elle affirme avoir «été employée par Kim Kardashian pour l’accompagner à Paris en tant que sa propre styliste afin de m’assurer qu’elle soit habillée comme elle le souhaite et ce dans le cadre de la fashion week».