Dans le cadre de l’enquête parlementaire sur «les modalités du contrôle par l'État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires», ouverte à la suite de la révélation du scandale Bétharram, les anciens ministres de l’Éducation nationale Pap Ndiaye, Jean-Michel Blanquer et Nicole Belloubet seront auditionnés ce jeudi.
L’enquête parlementaire sur les violences à l’école se poursuit. Après François Bayrou, trois anciens ministres de l’Éducation nationale seront auditionnés par les députés jeudi 15 mai. L’ancien locataire de la rue de Grenelle Pap Ndiaye paraîtra à 11h30. Il sera suivi par son prédécesseur, Jean-Michel Blanquer. Puis l’audition s’achèvera à 15h30 avec Nicole Belloubet, ministre de l’Éducation nationale dans le gouvernement de Gabriel Attal.
Devant la commission parlementaire, dont les travaux ont débuté en février 2025, plusieurs acteurs de l’Éducation nationale ont déjà déploré le manque de moyens pour lutter contre les violences en milieu scolaire. Tous réclament davantage de transparence sur les contrôles menés par les inspecteurs. Les syndicats se sont par ailleurs montrés critiques à l'égard du plan «Brisons le silence», annoncé par la ministre de l'Éducation Élisabeth Borne pour lutter contre les violences à l'école.
François Bayrou mis sous pression politique
Mercredi 14 mai, c’était François Bayrou qui témoignait devant la commission d’enquête parlementaire. Il a dénoncé mercredi la «malhonnêteté» du corapporteur LFI, le député Paul Vannier, l'accusant de vouloir «nourrir un procès en scandale». Mis sous pression politique dans cette affaire, le Premier ministre est notamment accusé par la gauche d'avoir été au courant dans le passé, des agissements dénoncés aujourd'hui, et d'être intervenu dans une affaire judiciaire impliquant un religieux de Bétharram.
La révélation du scandale Bétharram, début 2025, a entraîné plusieurs aveux sur différentes affaires de violences sexuelles et physiques. Les acteurs de l’Éducation nationale ont tiré la sonnette d’alarme. C’est dans ce cadre-là qu’avait alors été créée la commission pour enquêter sur «les modalités du contrôle par l'État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires», privés et publics.