Alors qu'ils se sont réunis ce vendredi 16 mai à Istanbul pour des pourparlers, Russes et Ukrainiens n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un cessez-le-feu, comme souhaité par Kiev. Les deux camps ont néanmoins convenu d'un échange de prisonniers important.
Un échange de prisonniers mais pas de cessez-le-feu. Après des discussions à Istanbul ce vendredi, Russes et Ukrainiens sont toujours en désaccords à propos des conditions pour un cessez-le-feu dans la guerre en Ukraine. Une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky a également été discutée entre les deux camps.
Ces discussions ont duré environ 1h40 et étaient menées par le ministre de la Défense côté ukrainien et par un conseiller présidentiel, Vladimir Medinski, côté russe. Ce dernier s'est dit «satisfait» et prêt «à poursuivre les contacts». Cependant, pour Kiev, les Russes ont formulé des demandes territoriales «inacceptables».
Moscou a «présenté des demandes inacceptables qui vont au-delà de ce qui a été discuté avant la réunion», dont notamment le retrait des forces militaires de Kiev de «vastes parties du territoire ukrainien», avant toute instauration d'un cessez-le-feu, a regretté une source ukrainienne à l'AFP.
Malgré tout, les deux puissances vont donc s'échanger 1.000 prisonniers «dans les prochains jours», une annonce vue comme «un grand résultat» pour les Ukrainiens.
l'europe prépare de nouvelles sanctions «en coordination avec les États-Unis», selon emmanuel Macron
Lors de ces pourparlers en Turquie, Kiev a mis sur la table le sujet d'une rencontre entre les deux chefs d'État Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky. En réponse, le négociateur russe a simplement affirmé que Moscou avait «pris note de cette demande».
Du côté de la France, Emmanuel Macron a estimé que le refus de Moscou d'accepter une trêve était «inacceptable». «Ce qui reste d'actualité, c'est (...) la seule proposition concrète qui a été faite, c'est celle d'un cessez-le-feu inconditionnel», a-t-il expliqué.
Avant d'ajouter. «Nous continuons (...) de préparer des nouvelles sanctions en coordination avec les Etats-Unis d'Amérique», au cas ou les pourparlers ne déboucheraient sur rien.
Donald Trump a indiqué être prêt à rencontre Vladimir Poutine «dès qu'il sera possible», sans quoi «rien ne se produira» pour mettre fin au conflit. Le Kremlin a estimé qu'une telle rencontre serait «certainement nécessaire».